‹ Saint François XavierChapitre 8 sur 820 · Gros, Doc, p · texte numérisé non relu

Gros, Doc, p

5. Gros, Vie, I, p. 48. Voir encore, Doc, p. 135, la discussion de quelques légendes sur la naissance du saint.

Sur l'enfance et l'adolescence de notre saint les documents font absolument défaut. Nous pouvons, et de façon assez détaillée, dessiner le cadre où il vécut ses premières années, mais le cadre reste vide. Nous ne savons rien sur ses allées et venues de Xavier à Pampelune, d'Ydocin à Azpilcueta ; rien sur la première communion de ce grand dévot à l'Eucharistie; rien, ou peu s'en faut, sur ses premières études. Son biographe Tursellini nous dit qu'il avait l'esprit vif et pénétrant, curieux de savoir, le cœur haut et magnanime. Il était docile; ses manières charmantes et aimables gagnaient les cœurs. Généralités qui nous apprennent peu de choses'.

L'éducation dut se faire en majeure partie au castillo d'origine, en pleine campagne par conséquent, dans une atmosphère de simplicité et d'énergie. On peut supposer que François se mêlait parfois à ces légendaires parties de paume, le jeu national, où ses compatriotes n'ont pas leurs pareils. Gomme ceux de sa race, François parait avoir été fort, souple, agile, bien pris. 11 apportait une telle ardeur aux sports de son âge, il se piquait si bien d'être sans rival à la course et au saut, qu'il s'en punit plus tard comme d'un péché. Gette vanité paraît avoir été sa plus grande faute de jeunesse. Rien n'altéra sa pureté : son premier historien nous l'assure, et il avait pour garant le cousin de François, le célèbre Doctor Navarrus. Des prêtres de l'Inde, au procès de béatification, ne croiront pas violer le secret sacramentel en lui rendant le même témoignage 2.

Aussi bien, dans le castillo^ tout parlait à sa foi. S'il entrait à l'église, au-dessus des vieux fonts baptismaux où il avait été régénéré dans le Ghrist, lui, le futur baptiseur de tant de milliers d'infidèles, il pouvait voir suspendu à la muraille, comme ex-voto, la robe de son baptême avec celle de ses frères^.

Tous les jours, dans cette chapelle élargie et restaurée par les châtelains, un des prêtres de Vabbadia^ chantait la grand' messe. Le samedi, c'était en l'honneur de Notre-Dame, et le lundi pour les morts. Tous les jours encore, vêpres chantées.

1. TuRSF.LLiM, Vlta, 1. f, Cil. I. — LucENA, 1. I, ch . 2. — Bai'.toli, As!a, 1. I, p. 6. etc.

2. ÏUKSELLIM, loc. cit., et préface. — Procès de 1556, Baçaim, ténxng-nag-e tle Jean Darriag-a.

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