‹ Saint Gilles (volume 2)Chapitre 145 sur 253 · Tome II, p · texte numérisé non relu

Tome II, p

Il n'est pas jusqu'aux formules superstitieuses, employées jadis, et même de nos jours, pour conjurer (^) les maladies

dignes de fixer l'attention. Pour chacun de ces endroits, le Dictionnaire donne les noms antiques, avec les dates des plus anciennes chartes on ils sont mentionnés. Suivent les détails topographiques et statistiques sur la population, les écoles, les monastères, les divisions diocésaines, les dates de création des paroisses, les armoiries, etc.; chaque article se termine par un abrégé succinct de l'histoire religieuse locale. " (Préface, pp. vi, vu.)

L'auteur a complété son livre par un " Petit dictionnaire explicatif des termes employés dans l'ouvrage et peu usités aujourd'hui. " (Pp. 413-420.)

L'utilité d'un pareil travail saute aux yeux. Il serait à souhaiter que chaque diocèse possédât un Dictionnaire topographique, statistique et historique, aussi bien fait et aussi intéressant que celui, dont M. le chanoine GoifEon a doté le diocèse de Nîmes. Ce livre serait le vade mecum obligé de chaque prêtre et de quiconque s'intéresse aux études d'histoire locale.

La population de Saint-Gilles se compose de 6000 catholiques et 300 protestants. La paroisse, chef -lieu d'un doyenné de l'archiprêtré de Beaucaire, est desservie par un curé et trois vicaires. (Goiffon, op. cit., p. 289.)

O Voyez notre tome i, p. 105. Ces armoiries rappellent le fidèle animal, qui tenait compagnie à saint Gilles dans sa grotte de la forêt gothique, et amena la découverte du pieux anachorète.

(•■*) Tanghe, Parochiehoeh van Damme, met een schetsje van Houcke en Meunikenreede, Brugge 1860, p. 58.

C) En flamand afiezen, c'est-à-dire, door hezweringgeheden wegnemen. Voyez De Bo, Westvlaamsch Idioticon, tom. i, Brugge 1873, p. 30, v" Âflezen.

des hommes et des animaux, qui ne prouvent la popularité du culte de saint Gilles au pays flamand et la confiance qu'inspirait le crédit du saint abbé. Voici une de ces forniules, reproduite, sans indication d^âge ni d^origine, par la feuille hebdomadaire Bond den Heerd {^), et qui remonte, croyonsnous, au XVIP siècle. Saint Gilles y figure à côté des Saints les plus illustres, saint Pierre, saint Paul, saint Jean et saint Éloi.

Ick bevele dit in de handen van Godt Almaghtigh, sinte Pieter, sinte Jan, sinte Paulus, sinte Gilius {^), en sinte Eloey; hebt ghj vive (vier ?), strangelioen balgpine (^), flerecyn (^) ofte iet dat u soude connen ofte mogen deiren, alsoo waeraghtigh moet ghy daer af genesen, als Joseph en ISTicodemus Jesum van den cruyse deden en hem in het graf leyden.

Leest een pater noster ende ave maria, ende zegt : Ghy zyt vermaledyt vineit(?), strangelioen, balgpine, flerecyn; dat ghy dit nimmermeer aen en tast van Godts weghe, van sinte Pieter, sinte Paulus, sinte Jan, sinte Gillius en sinte Eloey; gaet eten ende dryncken alsoo het betaemdt, ghy suit genesen van Godts weghe ende van aile Godts lieve heylighen, dit is van eeuwen-tot eeuwen. amen. — pater noster, ave maria.

L'anteur donne divers exemples : Eenen perel ajlezen van de oogen. De o'upsen aflezen van de fruithoomen. Nons avons rendu le terme flamand par le mot conjurer, qui, entre autres significations, a celle de " détourner soit par des cérémonies religieuses, soit par des pratiques magiques " (Litteé, Dictionnaire de la langue française, tom. i, Paris 1873, p. 738, v° Conjurer, 3").

(2) 16^'« jaar, Brugge 1881, p. 311, col. 1. Cette formule renferme des mots inintelligibles, et doit avoir subi, sous la plume de copistes ignorants, de nombreuses altérations. Nous en avons scrupuleusement respecté le texte.

(^) Gilius est une forme altérée d'^gidius. Voyez, sur cette transformation, notre tome i, pp. 476 et suiv.

(^) Strangeljoen, en français étranguillon, angine qui attaque le cheval, et aussi gourme, maladie dont souffrent surtout les poulains, et qui consiste dans l'inflammation de la muqueuse des premières voies respiratoires, d'oii résulte une toux violente. Eene peerdenhwaal, dit De Bo, hestaande in eene geweldige Tceelontstehing die helet van te zwelgen en te ademen, in'tfr. étranguillon geheeten. — Eene verkovdheid die een peerd Icrijgt en veel doet hoesten, oMders Droes genaamd, fr. gourme. (Op. cit., tom. ii, p. 1111, v° Strangeljoen.)

(5) Balgpijne, se dit des animaux. Pijn in den huile. Wordt gezeid van dieren. Het peerd hreeg de halgpijn. (De Bo, op. cit., tom. i, p. 76, v° Balgpijn.)

(^) Flerecijn, rhumatisme, goutte.

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