‹ Saint Gilles (volume 2)Chapitre 157 sur 253 · Tome I, p · texte numérisé non relu

Tome I, p

Nous écrivions ces lignes en 1879. Depuis lors, et grâce surtout aux efforts persévérants de M. le chanoine d'Éverlange, la piété des fidèles envers saint Gilles, leur zèle à visiter son tombeau, ne se sont point refroidis. Témoin cette page consolante, que nous empruntons au Dimanche illustré, de Toulouse Q) :

L'œuvre de Saint-Gilles du Gard,... qui vise, avec la bénédiction de Rome et les encouragements d'un nombre considérable des membres les plus illustres de l'épiscopat, la restauration de l'antique abbatiale et de ses célèbres pèlerinages, prospère chaque jour davantage, malgré les difficultés de l'heure présente.

La célèbre Basilique, appelée, malgré les mutilations qu'elle a subies, le nec plus ultra de l'art byzantin, les ruines admirables de son vieux chœur, sa crypte incomparable reçoivent chaque jour des embellissements et sont l'objet de réparations intelligentes, qui tendent à effacer les indignes outrages que la main barbare des révolutions et celle des hérésies, ses fidèles auxiliaires, lui avaient infligées depuis des siècles. De nombreux pèlerins arrivent de tous les pays pour visiter ces merveilles de l'art chrétien; on les voit s'incliner respectueusement devant le tombeau de saint Gilles, tombeau, hélas ! qui ne contient plus que quelques parcelles du corps vénéré dont il est depuis trop longtemps privé.

Mais un des signes les plus certains de la bénédiction céleste accordée à notre œuvre, c'est l'admirable empressement que manifestent les églises dédiées à ce grand saint pour resserrer les liens qui les unissent depuis des siècles à l'antique Basilique de saint Gilles, qui s'élève aux lieux témoins célèbres de sa vie et des miracles opérés par son intercession puissante, et la première aussi qui se glorifie de l'honorer, avec l'autorisation expresse des Pontifes romains, d'un culte public de respect et d'amour. Citons entre mille l'église de saint Gilles

(') X" (In 6 Novembre 1881.

de Florence, en Italie, dont le zélé pasteur, le révérend Frederico Barducci, vient de faire imprimer un opuscule fort intéressant sur la vie de saint Gilles, répandu dernièrement dans Kome et accueilli avec une grande faveur dans cette cité, le centre de la catholicité qui compte elle-même plusieurs églises dédiées à notre saint patron.

Gardons-nous de passer sous silence la ville de Bruges, en Belgique, qui possède une relique insigne dans la paroisse de saint Gilles, et un ami des plus dévoués de notre grand saint, M. l'abbé Rembry, secrétaire de l'évêché, dont tous les efforts tendent à mettre en son plein jour l'histoire si difficile de toutes les reliques de saint Gilles et de son culte en Belgique et dans le nord de la France, et de montrer ainsi la filiation de toutes ces églises dispersées avec notre célèbre basilique...

Qu'il nous soit enfin permis de louer le zèle du digne recteur de la paroisse de saint Gilles au diocèse de Rennes, zèle si admirablement secondé par la foi docile et ardente des paroissiens et des nobles habitants du château de saint Gilles. La solennité de la fête patronale vient d'y recevoir un éclat incomparable par la réception d'une relique de saint Gilles et le concours empressé du clergé de Rennes et des populations voisines.

Rien toutefois qui surprenne dans cet état prospère de l'œuvre de saint Gilles, quand on se souvient que les souverains pontifes ont été toujours si favorables au développement du culte de ce grand saint, et que hier encore notre grand pape Léon XIII daignait confirmer toutes les bénédictions de ses prédécesseurs, dans une audience accordée au Yatican à M. l'abbé d'Éverlange, doyen de saint Gilles, son dévoué pasteur Q).

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