CHAPITRE UlSriQUE
Recherches sur les origines du culte de saint Gilles en Belgique et dans le Nord de la France.
Popularité du culte de saint Gilles dans nos contrées, pp. 1, 2- — A quelle époque, par qui et dans quelles circonstances, ce culte fut-il introduit en Belgique et dans le Nord de la France ?, p. 2. — Opinions du P. Cahier, de MM. De Ridder et Teissonnier, pp. 2-8. — Les deux premiers propagateurs connus du culte de saint Gilles en Belgique sont le bienheureux Goderan, qui l'introduisit à Liège, vers la fin du siècle, et le bienheureux Thierry, abbé du monastère de Saint- Hubert, dans les Ardennes, qui, vers le milieu du siècle suivant, bâtit une église contiguë à son abbaye, la mit sous l'invocation de saint Gilles et l'enrichit d'une relique du saint abbé, pp. 8, 9. — Liège fut donc le berceau du culte de saint Gilles en Belgique; mais il n'en faut pas conclure que cette dévotion ait rayonné de là sur le reste du pays. La diffusion de ce culte dans la majeure partie de nos provinces, en Flandre, dans le Brabant, le Hainaut, etc., est le résultat d'autres influences, parmi lesquelles il faut ranger en première ligne les croisades, p. 10.
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Importance de la ville de Saint-Gilles, à l'époque des croisades, pp. 11-13. — Parmi les chefs de la première croisade brillait Raymond IV, comte de Toulouse, qui avait pris le titre de Eaymond de Saint-Gilles, à cause de la dévotion particulière qu'il professait pour ce Saint, pp. 13, 14. — Rôle prépondérant joué par ce prince, p. 15. — Au témoignage d'Albert d'Aix, contemporain de Raymond IV, une flotte composée de navires de diverses villes et contrées, parmi lesquelles figurent Anvers, Thiel, la Frise, la Flandre, serait venue mouiller dans le port de Saint-Gilles, pour se joindre à la flotte appareillée par le comte de Toulouse, pp. 15, 16. — C'était l'époque où le tombeau du saint anachorète attirait des masses toujours croissantes de pèlerins. Impression produite sur les croisés belges par ce spectacle, qui les familiarise avec le culte du Saint, pp. 17, 18. — Maladie mortelle de Raymond IV; sa guérison miraculeuse par l'entremise de saint Gilles, pp. 18-20. — Influence de cet événement sur l'introduction et la propagation du culte de ce Saint dans nos contrées, pp. 21, 22.
Le culte de saint Gilles était connu dans le Nord de la France avant la première croisade; il fut implanté à Watten dans la seconde moitié du XP siècle, p. 23.