II. — CAMBRAI
Suivant toute probabilité, le culte de saint Gilles fut implanté à Cambrai par les religieux de l'abbaye bénédictine du Saint- Sépulcre, fondée, en 1064, par saint Liébert, évêque de cette ville, p. 391.
1. Faubourg de Saint-Gilles. — " Saint-Gilles-en-Wedières ", villa primitive de l'abbaye du Saint- Sépulcre, mentionnée, dès le XI" siècle, dans les anciens chroniqueurs. Son emplacement. Les religieux l'abandonnent, à une époque inconnue, pour faire l'acquisition d'un terrain au " Plat-Farnières ", où ils élèvent une jolie maison de campagne, pp. 392, 393. — Promenade au faubourg de Saint-Gilles. Place, chapelle et île de Saint-Gilles. Étendue de cet ancien faubourg, pp. 393, 394.
2. Chapelle de Saint-Gilles. — Son emplacement. Recherches sur la fondation primitive de ce sanctuaire, élevé très-probablement par les
religieux de l'abbaye du Saint-Sépulcre, pp. 394, 395. — 11 est fait mention de cette chapelle en 1448. En 1488, le pape Alexandre VI accorde des indulgences à ceux qui la visitent. Complètement détruite en 1580, elle est rebâtie par les moines bénédictins de Saint- Sépulcre. Sa restauration en 1731, p. 395. • — Trésor de la chapelle. Spoliation et démolition du sanctuaire pendant la révolution française, pp. 396, 397.
3. Serment des Archers de Saint-Gilles. — Noms divers. Extraits des comptes communaux de Cambrai, au XV"^ siècle, p. 397. — Les Archers de Saint- Gilles assistent à l'entrée solennelle de Robert de Croy, évêque de Cambrai, en 1529, et à celle de Maximilien de Berghes, son successeur, le 22 Octobre 1559. En 1708, ils forment, avec les autres Serments de la ville, un cortège d'honneur aux ducs de Bourgogne et de Berry, lors du passage de ces princes à Cambrai, p. 398. — Jardin servant de lieu de réunion aux Archers de Saint-Gilles, pp. 398, 399.
4. Objets d'aH. — Médaillon en verre peint, du XVI^ siècle, représentant saint Gilles et provenant de l'ancienne chapelle de ce Saint, à Cambrai. Description, p. 399. — Diptyque du XV siècle. L'un des volets représente un prêtre revêtu du surplis et ayant derrière lui saint Gilles. Cette peinture semble un souvenir de la fondation de " l'office de saint Gilles ", faite dans la cathédrale de Cambrai, par Gilles Carlier, doyen de cette église (f 1472). Notice sur ce personnage et remarque sur sa fondation, pp. 399-401. — La chapelle de Saint- Jean, dans l'ancienne église métropolitaine de Cambrai, renfermait une épitaphe offrant en relief les images de saint Gilles et d'autres Saints, p. 401.
5. Coutumes populaires. — " Ducasse " de la Saint-Gilles. Réjouissances publiques. Jeu d'enfants: Tête Saint-Tierre ! File Saint-Gilles! Fragment des Troubles de Gambray, rappelant l'ancienne fête populaire de saint Gilles, pp. 401, 402.