VII. — VALENCIENNES
Saint Gilles fut choisi fort tôt comme patron de Yalenciennes, ce qui explique la popularité de son culte dans cette ville, durant plusieurs siècles, pp. 408, 409.
Église de Saint-Gilles, dite " de l'Hostellerie ". Un auteur avance que cette église fut bâtie, en l'honneur du saint abbé, par l'empereur Valentinien, l'an 367. Anachronisme impardonnable, pp. 409, 410. — Simon Le Boucq et le P. d'Oultreman disent que ce sanctuaire fut dédié à saint Gilles, longtemps après Valentinien, mais à une époque impossible à déterminer. Passages de ces historiens. Notes biographiques et bibliographiques, pp. 409-412. — D'après M. Julien, l'église de " l'Hostellerie " fut reconstruite au VII^ siècle, et mise alors sous le vocable de saint Gilles. Opinion inadmissible, p. 412.
Le P. d'Oultreman ne reconnaît au Saint que le titre de patron secondaire de Yalenciennes; il s'écarte en cela des autres historiens, qui qualifient saint Gilles, sans restriction aucune, de patron de la cité, p. 413. — Au XI* siècle, le culte du saint abbé s'affaiblit quelque peu, en suite de l'introduction du culte de Notre-Dame du Saint- Cordon. Origine de cette dernière dévotion, La peste de 1008 et le miracle qui y mit fin, p. 413. — Le peuple de Valenciennes n'en continua î)as moins de vénérer d'une] façon spéciale le saint abbé; la coutume «'introduisit de ne jamais prononcer le nom de " saint Gilles ", sans y ajouter, en forme de rime, " le patron de notre ville ", p. 41 1.
La bannière de saint Gilles, regardée comme la bannière de la cité, était en aussi grand renom à Valenciennes, que l'oriflamme de saint Denis en France. On la portait dans les processions et clic accompagnait les bourgeois à la guerre, où elle leur servait de point d'^ ralliement. Détails sur la confection d'une nouvelle bannière de saint Gilles, extraits des comptes communaux de 1381, pp. 414, 415.
Une statue du Saint décorait la façade de l'ancien hôtel de ville de Yalenciennes, bâti, en 1336, par Guillaume-le-Bon, comte de Hainaut, façade qui subsista jusqu'en 1612. Description. La statue du saint abbé occupait la place d'honneur, entre celles de la Vierge, à droite, et de saint Saulve, à gauche, pp. 415, 416.
Ancienne chapelle de Saint-Pierre, contiguë à l'hôtel de ville de Yalenciennes. Détails divers, pp. 416, 417. — • Tableau du maître-autel, attribué à Philippe de Champagne, et appartenant aujourd'hui à l'église paroissiale d'Onnaing. Du sanctuaire jusqu'au jubé, le chœur était tendu de magnifiques tapisseries, représentant la légende de saint Gilles, et exécutées, en 1682, par le haute-lisseur valenciennois Philippe de May, d'après les dessins de Jacques-Albert Gérin. ISTote sur ce dernier artiste, pp. 417, 418. — Compte explicatif et détaillé des dépenses faites par le Magistrat de Yalenciennes, pour la confection des tapisseries de la chapelle de Saint-Pierre et des peintures qui leur servirent de modèles, pp. 418-422. — Drap d'autel de damas rouge " avecq une image de saint Gilles au millieu ", p. 423. — Célébration solennelle de la fête de saint Gilles dans la chapelle de Saint-Pierre, pp. 423, 424. — Zèle du Magistrat de Yalenciennes pour relever l'éclat de cette fête et la faire observer par le peuple. A la demande des édiles, Mgr. François Yander Burch, archevêque de Cambrai, accorde, le 6 Août 1630, quarante jours d'indulgence aux habitants, qui ** dévotement garderont, chômeront et solemniseront " la dite fête. Célébration de la Saint-Gilles en 1630, pp. 424-426.
Ancienne tour, appelée " la thour de St. -Gilles ", pp. 426, 427. — Cloches de l'église paroissiale de Saint-Yaast et du carillon de Saint- Géry, baptisées sous le nom de Gilles, p. 427. — La statue de saint Gilles surmontait jadis la fontaine, qui coule près de la porte de Famars, p. 427.
ISTouvelle église de Notre-Dame du Saint-Cordon. Détails architectoniques. Une des chapelles absidaîes est dédiée à saint Gilles. Les verrières, qui la décorent, reproduisent la légende du Saint. Description des médaillons, qui composent chaque verrière, pp. 428-431. — Médaillon, en chêne sculpté, représentant la découverte du saint ermite, pp. 431, 432.