PIÈCES JUSTIFICATIVES
I. — Vie de saint Gilles, écrite par un auteur anonyme du IX'' ou X" siècle, et insérée, par le bollandiste Jean Stilting, dans le tome i" des Acta Sanctorum Septembris, pp. 515-524.
II. — Guillaume de Grachaut, seigneur d'Ollans, et Jean Taulct, curé de Notre-Dame de Rougemont, au diocèse de Besançon, cèdent,
sons certaines conditions, nn os du bras do saint Gilles à ro<j;liso paroissiale de Saint-Gilles, à Bruges (1" Septembre 1466), pp. 525-527-
III. — Jean de Mercatte et Jean Maillefer, notaires jurds de la cour spirituelle de Reims, rendent compte aux officiaux diocésains, Jean Allart et Jacques de Thuizy, de l'enquête ouverte, par leur ordre, à Oernay-eu-Dormois et à Yille-sur -Tourbe, aux fins de constater l'authenticité de la relique de saint Gilles, cédée, en 1466, à l'église paroissiale de Saint-Gilles, à Bruges, par Guillaume de Grachaut et Jean Taulet (16 Avril 1486), pp. 528-536.
IV. — A la suite de l'enquête, dont les résultats sont consignés dans l'acte qui précède, Jean Allart et Jacques de Thuizy, vicaires généraux de- Pierre de Laval, archevêque de Reims, et officiaux du diocèse, déclarent que l'os du bras, cédé, en 1466, à l'église paroissiale de Saint-Gilles, à Bruges, est une relique authentique du saint abbé; ils permettent de l'exposer à la vénération des fidèles, et ordonnent de l'enchâsser dans un précieux reliquaire (1" Mai 1486), pp. 537-541.
Y. — Mgr. Charles van den Bosch, évêque de Bruges, détache un fragment de la relique de saint Gilles, vénérée, depuis près de deux siècles, dans l'église de Saint-Gilles, à Bruges. Ce fragment était destiné à l'église paroissiale de Saint-Leu-Saint-Gilles, à Paris; ne possédant pas la moindre parcelle des reliques de son patron, cette église avait fait faire d'activés démarches auprès de Mgr. van den Bosch, et auprès du curé et des marguilliers de Saint-Gilles, aux fins d'obtenir une petite part des précieux restes du saint abbé (1" Août 1659), pp. 541-544.
YI. — Jean-Baptiste de Contes et Alexandre de Hodencq, vicaires généraux du cardinal de Retz, Jean François-de-Paule de Gondy, archevêque de Paris, enlèvent deux fragments de la vraie Croix d'un reliquaire appartenant à l'église de Saint-Leu-Saint-Gilles, qui avait promis de donner ces fragments à l'église de Saint-Gilles, à Bruges, en échange d'une relique de son patron (20 Août 1659), pp. 545, 546.
YII. — Henri de l'Bspy du Saussay, curé de Saint-Leu-Saint- Gilles, à Paris, transmet à Mgr. Charles van den Bosch, évêque de Bruges, deux fragments de la vraie Croix, offerts à l'église de Saint- Gilles, en cette ville, comme témoignage de gratitude pour la relique du saint abbé, cédée par cette église (29 Août 1659), pp. 546, 547.
YIIL — Mgr. Charles van den Bosch, évêque de Bruges, après avoir examiné la relique de la vraie Croix, envoyée de Paris, la place dans une croix d'argent, à rayons dorés, et la porte processionnellement, de ses propres mains, de la chapelle du Saint- Sang, où elle avait été déposée, jusqu'à l'église de Saint-Gilles, où le prélat chante pontificale-
ment le salut. Mgr. van den Bosch accorde une indulgence de quarante jours, à gagner, tous les Vendredis de l'année, par ceux qui viendront vcncrer la susdite relique (28 Octobre 1659), pp. 548-550,
Traduction flamande de ce document, tirée de la plaquette intitulée: Geiuygeiiisse der ivaere Beliquien van liet Hout des H. Cruys 0ns Heere Jesu Christi, Rustende in de Parochiale Kercke van St. Giïlls hinnen Bnigrjc, pp. 550-555.
Détails, extraits de la môme plaquette, sur la vénération de la relique de la vraie Croix, don de l'église de Saint-Leu, à Paris, pp. 556,557.
Fragments de la Vie de Saint Gile, pocmc composé, dans la première moitié du XII'' siècle, par le chanoine anglo-normand Gruillaume de Berneville, et publié pour la première fois, en 1882, d'après le manuscrit unique de Florence, par MM. G. Paris et A. Bos, pp. 558-582.
Questionnaire adressé à MM. les curés et chapelains des églises paroissiales et oratoires publics de Belgique et du Nord de la France, dédiés à saint Gilles, pp. 583-585.
Notes supplémentaires.
1. — Vis de Saint-Gilles. Coupe de la tour qui la renferme, p. 586.
2. — Histoire des croisades, de Guillaume de Tyr et de ses continuateurs; traduction française, par M. Paulin Paris, pp. 586, 587.
3. — Avant de s'embarquer à Aigues-Mortes, pour les côtes d'Afrique, le comte de Flandre Gui de Dampierre, qui, en 1270, s'était croisé à la suite de saint Louis, roi de France, passe plusieurs jours, des semaines peut-être, à Saint-Gilles. Itinéraire du comte, son arrivée et son séjour en cette ville. Influence que ce fait peut avoir exercée sur la diffusion du culte de saint Gilles dans les Flandres, pp. 587-591.
4. — Pèlerinage expiatoire au tombeau de saint Gilles, effectué, en 1291, par Jean du Sac, bourgeois de Bruges. Détails sur ce personnage et sur le célèbre procès auquel il fut mêlé. Texte du certificat constatant l'accomplissement du pèlerinage, qui lui avait été imposé à titre de pénalité, pp. 591-594.
5. — Détails sur les pèlerinages de Notre-Dame de Roc-Amadour et de Notre-Dame de Vauvert, pp. 594-596.
6. — Enseignes de pèlerinages français. Fabrication de ces enseignes au moyen âgo, par Uîie calasse spéciale d'ouvriers, appelés hlbluticrt:
Enseignes de pèlerinages belges: de Notre-Dame de Hal, de Saint- Job à Wesemael, de IS'otre-Dame d'Alsemberg. Détails divers, pp. 597-591).
7. — Cliapellenie de Saint-Gilles dans l'église paroissiale de Tamise (Flandre orientale), p. 600.
8. — Détails sur la nouvelle église de Bolderberg, sous Zolder (Limbourg belge). Cloche baptisée sous le nom de Gilles. Inscription qu'elle porte, pp. 600, 601.
9. — Description du sceau de Gilles Carlier, doyen du chapitre de Notre-Dame, à Cambrai. Saint Gilles y figure, pp. 601, 602.
10. — Anciens Bréviaires et Propres de diverses églises cathédrales, collégiales et monastiques du Nord de la France, renfermant un office propre de saint Gilles. Bréviaire de Cambrai, publié, en 1727, par l'archevêque Charles de Saint- Albin. Propre d'Arras, édité par l'évôque Paul Boudot, en 1632. Propre de la collégiale de Saint-Amé, à Douai, 1619. Propre de l'abbaye de Saint-Amand, 1763, pp. 602-606.
11. — ■ Texte de deux Proses en l'honneur de saint Gilles, attribuées à Adam de Saint- Yictor, par M. Léon Gautier, qui les a publiées, pour la première fois, en 1858. M. Eugène Misset dénie au célèbre victorin la paternité de ces morceaux liturgiques, pp. 606-612.
12. — Texte d'un ancien cantique en l'honneur de saint Gilles, qu'on chantait dans l'église abbatiale de Saint-Gilles, à Nuremberg, pp. 613-615.
Glanures.
1. — Goncîonum opus tripartltmn, du P. Mathias Faber. Panégyrique de saint Gilles, pp. 616, 617.
2. — Statue de Notre-Dame des Ruines, érigée dans l'ancien chœur de l'église abbatiale de Saint-Gilles-du-Gard, par M. Chèvremont, auteur des Litanies de Notre-Dame des Ruines, pp. 617, 618.
3. — Acte, en date du 8 Mai 1338, accordant des indulgences au pèlerinage de Notre-Dame de Nuria, en Espagne. Erreurs de noms, redressées au moyen d'une lettre de " pardon ", datée du 7 Novembre 1332, et octroyée en faveur de ceux qui visiteront la nouvelle chapelle bâtie par la corporation des courtiers, à Bruges, ou feront une aumône à l'hospice de Bethléem, qui lui est contigu, pp. 618, 619.
4. — Notice historique sur V Insigne Basiliqite Saint- Sernin de Toulouse. L'auteur se trompe, en faisant remonter à l'époque des Albigeois la translation du corps de saint Gilles à Toulouse, pp. 619, 620.
5. — Les pèlerins belges, en route pour Lourdes, font halte, le 1" Septembre 1881, dans l'église de Saint-Sernin, à Toulouse, où repose le corps de saint Gilles. Honneurs rendus, à cette occasion, aux reliques du saint abbé, pp. 620-622.
0, ~ Notice biographique sur M. l'abbd Louis -Hyacinthe d'Éverlange de Vitry, pp. 622, 623.
7. — Relique de saint Gilles, vénérée dans l'église de Santa Maria Nuova, à Florence. Détails sur ce sanctuaire et sur le culte du Saint en cette ville, p. 624.
8. — • Pèlerinage de Saint-Gilles à Yaucresson, petit village du canton de Sèvres, au diocèse de Yersailles. Ancienne et célèbre confrérie de saint Gilles, instituée en faveur des enfants, que leurs parents mettent sous la protection du saint abbé. Détails divers, pp. 624-627.
9. — ■ Dictionnaire topographique, statistique et Jiistorique du diocèse de Nîmes, par M. le chanoine Goiffon. Ce travail renferme une notice sur la ville de Saint-Gilles-du-Gard. Appréciation de l'œuvre de M. Goiffoii, pp. 627, 628.
10. — Chapellenie de Saint-Gilles dans l'église paroissiale de Damme (Flandre occidentale), p. 628.
11. — Formule superstitieuse, employée pour conjurer les maladies des hommes et des animaux. Saint Gilles figure parmi les Saints qu'on y invoque; preuve de la popularité du culte de ce Saint, pp. 628, 629.
12. — Ancien hôpital de Saint-Pierre, à Louvain. Une des rondelles en verre peint, qui ornent les fenêtres du cloître, représente un des bienfaiteurs de l'établissement, accompagné de saint Gilles, son patron. Description de cette rondelle, pp. 630, 631.
13. — Exposition de l'art ancien au pays de Liège, en Juillet- Août 1881. Vue de l'ancienne abbaye de Saint-Gilles-lez-Liége, p. 631.
14. — Détails supplémentaires sur le culte de saint Gilles en Angleterre et en Écosse. Nouvelle église de Saint-Gilles à Cheadle, au comté de Stafford. Cloche de saint Gilles, à Durham. Procession annuelle du l^"" Septembre, en l'honneur du saint abbé, à Édimbourg. Le l^"" Septembre 1558, les hérétiques se ruent sur la procession, s'emparent de la statue de saint Gilles et la mettent en pièces, pp. 632, 633.
15. — Extrait d'un manuscrit de la Bibliothèque de Lille, contenant l'histoire des deux portes en bois de cyprès, que le saint abbé, au dire des Actes, reçut du pape, et qui, jetées par lui dans le Tibre, abordèrent miraculeusement au port voisin de son monastère, pp. 633,
Errata et corrigenda, p. 635.
Dernières notes.
1. — L'école rationaliste et le surnaturel en histoire, pp. 635, 636.
2. — Saint Gilles et son pèlerinage, par M. le chanoine d'Éverlange. Appréciations élogieuses de la presse française, pp. 636, 636 a.
3. — L'historien Gazet partisan de la contemporanéité de saint Grilles et de saint Césaire, pp. 636 a, 636 b.
4. — Calomnies inventées contre Witiza, roi des Visigoths d'Espagne. Réhabilitation de la mémoire de ce prince, pp. 636 b - 636 D.
5. — Inscription de la clochette conservée dans la chapelle de Notre- Dame de Nuria, pp. 636 d, 636 e.
6. — JEncomia Cœlituum, digestaper si7igulos anni menses et dies, du jésuite napolitain Jean-Baptiste Masculus. Image et encomium de saint Gilles, pp. 636 e, 636 p.
7. — lî'I'ouveaux détails sur la famille d'Éverlange-Witry. Ses alliances avec les van der Straten, pp. 636 r - 636 h.
8. — État prospère de l'œuvre de Saint-Gilles du Gard. Développement du culte de saint Gilles, pp. 636 H, 636 i.
9. — Translation du corps de saint Benoît en France. Fin de la discussion, pp. 636 i, 636 j.
10. — Anciens autels portatifs de Conques et de Saint- Aubain, à Namur, pp. 636 j, 636 k.
11. — Enseigne de pèlerinage de saint Gilles, retirée du lit de la Basse- Sambre, à Namur. Détails sur les enseignes de pèlerinages, pp. 636 K, 636 L.
12. 13, 14. — Saint-Gilles, à Bruges. I^"ouveau maître-autel. Nouvelle statue de saint Gilles. Description, pp. 636 l-636 n.
15. — Warnêton. Travail de M. De Simpel sur les seigneurs et dames de "Warnêton, p. 636 n.
16. — Ypres. Fête de saint Gilles célébrée par la gilde de saint Nicolas. Détails sur l'acte qui la mentionne. Autel dédié à saint Nicolas, saint Eloi et saint Gilles, dans l'église de Saint-Martin, pp. 636 n - 636 p.
17. — Gand. Confrérie de sainte Anne, saint Gilles et saint Job à Saint-Martin (Ackerghem), p. 636 p.
18. — Malines. La cloche Gilles du carillon de Saint-Rombaut, p. 636 p.
19. — Fayt-lez-Seneffe. Fondation delà chapellenie de Saint-Gilles de Fayt par le chevalier Gilles du Sart. Détails sur ce seigneur. Nouvelle église paroissiale, pp. 636 q - 636 s.
20. — Mons. Fête de saint Gilles célébrée dans l'ancien monastère de Sainte-Croix, dit du Borgne-Agace, pp. 636 s - 636 t.
21. — Liège. Chapelle de Saint-Gilles dans la cathédrale de Saint- La,mbert. Détails sur le bienheureux Goderan. Description de la procession des musiciens liégeois à l'abbaye de Saint-Gilles, le Mercredi après la Saint-Jean-Baptiste, pp. 636 t -636 y.
22. — Détails supplémentaires snr le culte de saint Gilles à Saint- Gilles, lez-Liége, à Tongres (Mulken), Huy et Fraipont, pp. 636 y -636 A'
23. — Liège. Autel de Saint- Gilles à Saint-Martin-en-l'ile, p. 636 a^.
24. — Namur. Autel de Saint-Gilles à Saint- Aubain, pp. 636 a^, 636 b^.
25. — ■ La contre-pesée pratiquée à Adinkerke (Flandre occidentale) €t supprimée dans cette localité, en 1743. Détails divers, pp. 636 B', 636 c^.
26. — Guillaume du Tielt, graveur da drapelet de pèlerinage de saint Gilles, à Watten. Erreurs biographiques en cours sur cet artiste, redressées par M. Alphonse Vandenpeereboom, pp. 636 -636 e^.
27. — Dunkerque. Fête de saint Gilles solennisée dans l'église de Saint-Éloi, p. 636 e^.
28 — Metz-en-Oouture. Chapellenie de Saint-Gilles, fondée, en 1233, par Gilles, châtelain de Bapaume. Acte de fondation et de confirmation. Kenseignements divers, pp. 636 e^ -636 i^.
29. — La prose Promat pia vox cantoris, écrite en l'honneur de saint Gilles et attribuée à Adam de Saint- Victor, insérée dans V Elucidatorium ecclesiasticum de Clichtoveus. Variantes. Détails sur Clichtoveus et son Elucidatorium. Nouvelle édition des Œuvres poétiques d'Adam de Saint- Victor, par M. Léon Gautier, pp. 636 636 j^.
30. — Saint Gilles figuré sur l'ancien sceau de la ville d'Édimbourg, p. 636 j2.
La Vie de saint Gilles par Guillaume de Berneville, poème du XIP siècle, publié, d'après le manuscrit unique de Florence, far Gaston Paris et Alphonse Bos. Apparition de ce travail. Courte analyse de Vlntroduction, de M. Gaston Paris. Observations, pp. 636 k2-636 q^.
Errata et corrigenda, pp. 636 -636 T^. Ajoutez :
Tom. I, p, 256, ligne 23, après : buste en vermeil, lisez de
saint Lambert.