‹ Saint Gilles et son pèlerinageChapitre 20 sur 81 · LA. LIBERTÉ ET LES MOINES · texte numérisé non relu

LA. LIBERTÉ ET LES MOINES

» corde autour des reins. Si le parti pris est » d'aller pieds-nus, tous vont pieds-nus. Plus » de titre : les noms de famille même ont dis- » paru, ils ne portent que des prénoms. Tous » sont courbés sous l'égalité du nom de bap- » tême. Ils ont dissous la famille charnelle et » constitué dans leur communauté la famille » spirituelle. Ils n'ont d'autres parents que » tous les hommes. Ils secourent les pauvres, » ils soignent le? malades, ils élisent ceux aux- » quels ils obéissent. Ils se disent Tun à Tau- » tre : mon frère; ils prient, qui? Dieu (i). » Les esprits irréfléchis disent : A quoi bon ces figures immobilisées du côté du mystère ? à quoi servent-elles? qu'est-ce qu'elles font ? — Il n^y a pas d'œuvre plus sublime que celle que font ces âmes. Il n'y a peut-être pas de travail plus utile. Ils font bien, ceux qui prient toujours pour ceux qui ne prient jamais.

(i) Victor Hugo.

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