‹ Saint Gilles et son pèlerinageChapitre 27 sur 81 · L*ABBAYB ET SES PRIVILEGES · texte numérisé non relu

L*ABBAYB ET SES PRIVILEGES

fois par semaine d'abondantes aumônes. Le Jeudi -Saint, raumônier lavait les pieds de treize lépreux et donnait à chacun d'eux ùa denier, de la nourriture et le linge dont il s'était servi pour essuyer leurs pieds. L'Abbé donnait la nourriture à trois cents pauvres le même jour ; à cent dans l'octave de Pâques et à cent vingt-huit à la Pentecôte. Tous les lundis, pendant plus de la moitié de l'année, il faisait l'aumône à tous ceux qui se présentaient. Lorsqu'un religieux mourait, on donnait à manger à douze mendiants.

Telle fut l'abbaye de Saint-Gilles, placée sous la protection des pontifes romains, ses légitimes propriétaires, exemptée par le roi de France, de toutes charges, redevances ou impôts, sous la direction de ses Abbés, dont les vertus et les mérites furent dignes de la grande renommée de leur immortel fondateur, le glorieux saint Gilles. Elle fut sécularisée par une bulle du pape Paul III, le 17 août i538. Au

Culte de saint oilles en Europe. 79 moment de sa sécularisation, Jean Théodore de Ctermont en était abbé.

Voici le nom des religieux qui furent les dignités, personnats et chanoines du Chapitre de Saint-Gilles : Jacques Bérenger, doyen dignité ; Bernard de Crus, archidiacre majeur dignité; Amblard d'Espinasse, archidiacre mineur dignité; Antoine Reboul, sacristain personnat; Pierre Valentin, précenteur; P. Jean Bellon, trésorier; P. Pierre Buade, chanoine; Jean Portai, id.; Pierre Saurteri, id.; Philippe Arboussel, id.; Bernard Barthélémy, id.; Jean de Mandegoto, id.; Jean Despinasse, id.; Guirand Duyernet, id.; Nicolas Philipon, id.

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