NAISSANCE MIRACULEUSE DE BOLESLAS III
Voir les êtres chéris que le ciel nous accorde préservés de maux et de dangers justement redoutés, est une grâce précieuse, sans doute, aux yeux d'un père et d'une mère. Mais obtenir la fécondité à une tige qui, desséchée jusque dans ses profondeurs, semblait condamnée à une désolante stérilité, voilà une faveur d'un prix inestimable et dont rhistoire des peuples s'est montrée plus d'une fois reconhaissame envers saint Gilles. Nous n'en citons qu'un exemple emprunté aux chroniques de la Pologne :
(i) Cf. Vopucsule de M. Jules Kerval, déjà cité.
DE BOLESLAS l'I ^7
« Le duc Wladislas^ roi de Pologne (io85), « dans le^désir ardent, partagé par son épouse, t( la princesse Judith, de donner un héritier au c trône de saint Casimir, persévérait dans le « jeûne et la prière, faisant d^abondantesaumô« « nés pour obtenir du ciel ce fils si impatiem- « ment attendu pour le bonheur et la prospé- € rite de la Pologne.
€ L'évêque Lambert, témoin de ces bonnes « oeuvres leur dit : Écoutez, ô prince et vous « princesse, il est un Saint, aux extrémités de « la Gaule, à l'endroit où le Rhône entre dans c la mer, que Ton n'invoque jamais en vain,
• tant son pouvoir est .grand auprès de Dieu.
• Cest saint Gilles. Faites donc une statue d'or « qui ait la forme d'un^enfant ; joignez-y d'au-
• très dofis, et envoyez-les, en présents, au moft nastère où reposent ses restes vénérés. Le « conseil de Tévêque est suivi. Des messagers « fidèles quittent la Pologne, emportant de ri- K ches offrandes et Tenfant d'or qu'ils déposè-
• rent sur le tombeau de saint Gilles.