I. De Trinît., lib. VI, n
étroites où s'enferment les pensées imparfaites, doivent reculer et s'élargir dans l'attente de la science divine. Il faut en effet aux régénérés des pensées nouvelles, pour que la conscience de chaque fidèle s'illumine aux clartés du don céleste qu'il a reçu.... Sachant par le témoignage de saint Pierre qu'il a été fait participant de la nature divine, le fidèle ne mesurera point la nature de Dieu d'après les lois de sa propre nature, mais il expliquera ses affirmations sur Dieu par le magnifique témoignage que Dieu s'est rendu sur luimême.... Lorsqu'on doit parler des choses divines, accordons à Dieu la connaissance de son être, et accueillons sa parole avec une pieuse docilité. Celui-là est à lui-même son digne témoin, qui n'est connu que de lui-même*. »
L'évêque de Poitiers exhorte et enhardit le croyant à poursuivre la lumière, a entrer de plus en plus, par d'humbles et persévérants efforts, dans l'intelligence de la vérité révélée. « Marche, continue ta recherche ; je sais bien que tu n'arriveras pas, et néanmoins j'applaudis aux progrès que tu feras. Car celui qui poursuit avec piété Tinfini, encore qu'il ne doive pas l'atteindre, gagnera cependant toujours dans sa marche* ». Mais cette foi qui nous élève si haut, est simple autant que