‹ Saint Ignace de Loyola [microform]Chapitre 129 sur 396 · Thurot, op. cit., Add. et corr., p · texte numérisé non relu

Thurot, op. cit., Add. et corr., p

Le nouveau licencie prendrait-il le bonnet de maitre esarts ? C'etait surtout une question d'argent. Dans Thistoire de 1'Universite, au chapitre des abus, les depenses, faites ou extorquees a 1'occasion des grades, reviennent souvent. Les refonnateurs, les assemblies de la Nation de France, les conseils de la Faculte des arts, constatent, bl&nent, font inhibitions et ordonnances. L'^prete des bedeaux, la cupidite des regents, les turbulentes exigences de la gent ecoliere, abattent les barrieres des reglements ; en bonnes mains, cadeaux et banquets, les frais d'usage se maintiennent a des taux ruineux pour les etudiants pauvres. Des le baccalaureat, Inigo de Loyola avait interroge le professeur Pena, pour savoir de lui quelle conduite tenir, vu sa volonte ferme de vivre comme un pauvre diable 1 . Pena dut observer qu'a un eleve qui n'etait pas religieux, il etait difficile d'invoquer une exception. Aux termes des reglements, les martinets eux-memes, etaient taxes. Le meilleur etait done de suivre le train cbmmun. Peut-etre Pena accompagna-t-il son avis d'un mot dit au procureur de la Nation de France; car, en ces matieres, les procureurs avaient un pouvoir discretionnaire prevu par les statuts 2 . Malgre quoi, les etrennes aux bedeaux, les droits de chancellerie pour les lettres testimoniales, les cadeaux aux regents qui 1' avaient prepare aux grades, la note a payer pour les deux banquets de la determinance et pour le banquet de la licence viderent la bourse d'lnigo de Loyola et 1'obligerent & des emprunts. Le 13 juin 1533, il ecrivait a la tres devouee Ines Pascual : Ce careme j'ai pris le grade de maitre (c'est de la licence qu'il parle); ce pourquoi, j'ai depense, en choses inevitables, plus que ne le demandait ma condition et ne pouvait ma bourse; en sorte queje suis reste about tout a fait. H sera grandement necessaire que Dieu Notre-Seigneur m'aide 3 .

L'etudiant a bout de ressources, ne se contente pas de

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