‹ Saint Ignace de Loyola [microform]Chapitre 321 sur 396 · Pastor (tr. fr.),XIV · texte numérisé non relu

Pastor (tr. fr.),XIV

Laynez et Salmeron, qu'il connut a Trente, mais il tratta toujours avec Ignace et ses enfants, comme il cut fait avec des freres. II voulut que le P. Martin Olave revit son livre de la doctrine chretienne, compose pour rinstruction des clercs l ; il confia au meme Pere la visite du diocese de Gubbio dont il avait charge; il aurait desire un college & Montepulciano sa patrie 2 ; au moins obtmt-il d'Ignace que Paschase Broet evangelisat pendant trente jours cette ville. Lorsque, sur ses instances, on ouvrit a Gubbio, un college 3 , il s'oeeupa d'y loger, d'y nourrir, d'y faciliter la vie des Peres; 11 insista pour que, le dimanche, ils allassent prfechier les paysans de la contree; la reforme des monasteres et du clerge lui fut aussi fort a coeur. Lui-meme donnait rexemple. Quand il allait se reposer Fete, dans cette abbaye du Vif, voisine de Gubbio, il etait en relations constantes avec les Peres du college; il voulut mme au debut que, pour lui et sa famille, Salmeron expliquat tous les jours un passage de saint Paul 4 ; lorsque 1'experience eut montre que les incommodites locales, 1'ingratitude des gens de Gubbio ne promettaient pas une action feconde au college commence, il fut le premier a dire que mieux valait porter ailleurs les efforts du zele 5 . Rien n'egale le charme, la confiance, la surete des relations que Cervini eut toujours avec les jesuites et surtout avec leur chef.

Aussi quand il fut, apres quatre jours de conclave, porte sur le trone de Saint-Pierre, le coeur des jesuites de Rome s'ouvrit aux plus grandes esperances. Enfin, Ignace avait le pape de ses reves. En Jules HI et Paul III, le regard de sa foi decouvrait et reverait 1'autorite souveraine du Christ, son regard d'homme voyait a nu, en Marcel III, un cosur saintenient apostolique. La premiere entrevue fut pleine d'emotion et de cordialite 6 . Les besoins de i'figlise furent passes en revue,

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