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C. Principe regulateur de la croyance et de la conduite

10. A priori, tre prfit a obelr en tout a I'figlise, qui est 1'fipouse de J6sus-Christ.

Cum Ecclesiam in fide Christus sibi desponsaverit, ab eo profecto per infidelitatem... non est aliquando divellenda... cujus auctoritatem qui in fide et moribus non secutus fuerit, quasi Deum abnegaverit... infideli deterior habeatur (Deer, i fidei).

11. Quand il s'agit de ses pres- Le concile ne touche pas ce criptions, ne les attaquer jamais, point.

chercher toujours des raisons pour les de"fendre.

12. Se ranger aux determinations Oportet nos auctoritate Patrum de 1'figlise, mgme centre ses ide"es consuetudinibus majorum, etiam personnelles, parce que le Saint- non percepta ratione, credere; *~ eamque, ut antiquitus tradita est,

jugi observantia et reverentia custodire (Deer. 5 fidei).

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Esprit la gouverne.

Le rapprochement des ide'es et des formules est manifeste. On peut done tenir que lea Actes de ce concile de 1528 ont e'te', pour Ignace re'cemment arrive a Paris, le premier flambeau qui ait dissip^ la nuit dans laquelle le luthe'ranisme essayait d'envelopper les croyances chre"tiennes.

Le peu de details omis par le concile se trouve dans les ouvrages de Clichtove. Celui-ci consacre le chapitre 17 tout entier de son De veneratione Sanctorum, a plaider pour les cierges allume's et les ornements prcieux ofTerts aux saints en hommage; il venge, dans le chapitre 18, le culte des reliques. Aux chapitres 9, 27, de son Propugnaculum Ecclesiee, il defend, centre Luther, le chant eccle"siastique, 1'ornementation des autels et des e'glises, les vStements sacr^s en usage dans les offices publics. Dans le mSme ouvrage, au chapitre 31 du 2 e livre, il e"tablit, centre firasme, que le celibat est un 6tat supe"rieur au mariage; et centre le mSme firasme, au chapitre 2 du 3 livre, il defend la tradition chre"tienne, non seulement du jeune et de 1'abstinence, mais des autres penitences afflictives qu'il 6numere. Enfin, soit dans VAntilutherus, soit dans Improbatio quorundam articulorum Martini Lutheri, il protege, contre les sarcasmes destructeurs du moine saxon, les gymnases catholiques et la the'ologie scolastique.

Durant les sept anne'es passe'es a Paris, Inigo de Loyola a eu largement le temps de se familiariser avec toute cette litte"rature. C'est la certainement la source des regies ad sentiendum cum Ecclesia. La foi des aieux, sur beaucoup de choses, le fixait bien auparavant. Mais les livres de Clichtove et le concile de Sens lui ont appris quels dogmes et pratiques Luther entendait abolir; et quelles raisons il y avait de demeurer fidele a la tradition chr6tienne.

En un seul point, Inigo de Loyola se se'pare de Clichtove; c'est au sujet de la communion fre'quente. Le concile de Sens ne precise rien la-dessus. Clichtove, dans le livre II de son Antilutherus, met en these ceci : II n'est pas expedient, a notre fipoque, que les laiqiies communient obligatoifement tous les dimanches, comme le veut Luther. II doit suffire qu'ils communient librement a Paques et aux fetes de 1' Ascension, de la Pentecdte, de la Toussaint, de la Noel et aux f6tes de Notre-Dame. Cependant, le docteur de Sorbonne ajoute ce correctif : Haud tamen improbare velim particularium aliquorum, etiam lai'corum, devotionem, qua, Ifbere et citra praeceptum, singula quaque die dominica, sacram communionem suscipere, cum singular! veneratione, queant, secundum interiorem unctionem quam a Deo acceperint.

Inigo de Loyola, a s'en tenir a la rigueur des termes parait ne pas traiter la mSme question de Clichtove, puisqu'il n'envisage pas les communions de prdcepte. En r^alite", il pose une these de la fr<quente communion, en opposition a celle que Clichtove, a savoir : en regie g^n^rale, pour tous les chr^tiens, meTnes la'iques, il est meilleur de communier tous les mois que tous les ans, et toutes les semaines que tous les mois, a la seule condition de communier dignement : Alabar... et recibir el Santisimo Sacramento una vez en el ano, y mucho mas en cada mes, y mucho mejor de ocho en ocho dias, con las condiciones requisitas y debidas. Et c'est 1& qu'apparait, 1'onction divine dont parle Clichtove; des Manrese, Inigo 1'avait re?ue; et elle le poussait a se faire le propagandiste de la commu-

nion de chaque dimanche au moins, et plus tard a se faire au besoin 1'avocat de la communion quotidienne.

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