Gonzales de Camara, n
les excursions. Le Strasbourgeois Hagen raconte qu'il se rendit de nuit a une montagne voisine de Nicosia, pour ven&rer un Calvaire 1 . Fiissli 2 remarque 1'artillerie qui defend les murs et les tours de Famagouste le vieux, et vante la fertilite de Hie.
Le mercredi 19 aout, tout e"tait pret. Les 21 pelerins etaient reunis a Salinas. Dans la soiree, la galere mit a la voile, le cap sur Jaffa. Le vent fut contraire jusqu'au vendredi matin (21 aout)) puis il s'apaisa, si bien que le samedi (22 aout) on etait en vue de Jaffa. Mais les matelots, ne se reconnaissant pas, revinrent en arriere serrant la cdte; le vent etait mauvais, il fallut mouiller. Le lundi matin (24 aout) on marcha un peu ; le mardi (25 aout) on apercut nettement Jaffa. Dans leur joie et leur reconnaissance, les pelerins assembles sur la poupe chanterent le Te Deum et le Salve Regina 3 .
Cependant, Francesco, patron de la galere , etait alle a Rama pour avertir les Franciscains de 1'arrivee des pelerins, et a Jerusalem afin d'obtenir le sauf-conduit et 1'escorte des Turcs. Obliges de rester sur le navire, les pelerins trouvaient le temps long. Un officier turc, suivi de quelques soldats armes d'arcs et d'arquebuses, vint inspecter les passagers. Enfin le lundi (31 aout) dans 1'apres-midi, le patron revint accompagne de deux Franeiscains. L'un d'eux reunit les pelerins afin de leur inculquer les sentiments de foi qui convenaient aux visiteurs des Lieux Saints; il fit son sermon en trois langues. Lorsqu'ils debarquerent (i er septembre), les passagers trouverent a terre les Tures de 1'escorte qui les attendaient, tenant en laisse des chameaux et des anes. Des chretiens venus de 1'interieur etaient la aussi, offrant des vivres. Les formalites usuelles s'accomplissent. Les pelerins donnent leurs Horns et sont enfermes dans un vieil edifice voute, tandis que le patron regie tout avec les autorites turques. Vers deux heures, tout est fini. Les pelerins sont autorises, ils ont ouvert leur