‹ Saint Jean-Baptiste, l'évangile et le Canada [microforme]Chapitre 2 sur 65 · PORTANT L'EFFIGIE DU SACRÉ-CŒUR DE JÉSUS · texte numérisé non relu

PORTANT L'EFFIGIE DU SACRÉ-CŒUR DE JÉSUS

Dans toutes les armées, il y a une sonnerie qui s'appelle la Sonnerie du Drapeau—Za voix du clairon, le battement du tambour, l'harmonie de la fanfare saluent insigne de la fierté militaire, signalent sa présence, exallent ses traditions et forlent témoignage à son idée, gué est essentiellement l'idée de lOrdre, du Sacrifice et de l'Honneur, cette trinité du Service. Devant le Drapeau, les hommes présentent les armes, et les chefs, depuis le plus jeune des Cadets jusqu'au Souverain, Se

XK ST. JEAN-BAPTISTE, L'EVANGILE ET LE CANADA. > prème Commandant des forces de terre gt de mer, inclinent leur épée, en manière de dévouement, de respect et de fidélité.

En ces jours où Dieu a décidé pour nous que nous aurions à vivre, une petite troupe, —les Zouaves Pontificaux,—troupe éminemment catholique par le triple caractère :—de son but, qu: est l'intégrité de tous les droits de l'Eglise ;—de son activité, que se traduit par la civilisation, en tant que fruit de la liberté du SE. Siége ;-—et enfin de sa composition elle-même, qui embrassait à la fois, et dans son effectif, tous les peuples de l'Univers, ec dans l'incorporation à ses rôles, une infrangible égalité de soldat chrétien, —füt-on Prince du, Sang celle petite troupe, disons-nous, s'est trouvée tout d'un coup, dispersée, vaincue et licenciée. Ce fait accompli fué le bel ouvrage de la coalition des trois plus forts éléments de désordre que le mônde social gi Jamais connue : le despotisme sanguinaire de la populace coÿmopolite, la complicité sacrilège d'un Rorï perdu d'ambition et de vices, et la désertion aussi inintelligente que lâche des Etats soi-disant chrétiens. Mais cette dispersion, cette défaite, ce licenciement ont été sanctificateurs ;—c'est le mot juste, —en édictant la première et la plus anti-révolutionnaire prescription du métier de soldat, la vertu d'obéissance—Pie IX Roi, Modéraleur des Rois, Régent des Nations et Père de tout ce qui possède esprit de vie éternelle en ce monde, dicta à nos armes le commandement du silence, et nous les fimes taire.

Alors,rendus ; pleurant et soumis; désolés et pacifiques, Nous, Officiers de ce corps, nous primes son Drapeau pour nous le partager. Chacun, dans son exil de Rome, en emporta un lam-

beau sur son cœur.

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