‹ Saint Jean-Baptiste, l'évangile et le Canada [microforme]Chapitre 41 sur 65 · SYLLABUS DE RÉSOLUTIONS · texte numérisé non relu

SYLLABUS DE RÉSOLUTIONS

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La pensée de la Communion des Saints et du beau protectorat qu’exercent sur la terre les Elus du Ciel, présidera dans notre esprit, comme dans notre cœur, à tout ce qui concerne le Patron du Canada,—la Féêfe patriotique des Canadiens—et la Société Nationale de St. Jean-Baptiste. , . P.9

Nous croirons fermement que les mêmes lois morales doivent diriger 1es hommes personnellement et les Etats socialement ; et que ce qui est mal, tentation, ou danger pour une conscience individuelle dans sa conduite privée, l’est également, et à un égal degré, pour une patrie et son gouver- MR 6 6 0 0 0 0 0 ù 60 6 0 070 070 0 67e + 0 PT EQ

Bien que les sociétés n’aient pas la vie éternelle pour fin dernière, notre toi dans la vérité indiquée par la Résolution précédente n’en sera pas ébranlée, car nous ne perdrons pas de vue que la conscience de l’homme a des devoirs très nombreux et très précis à remplir par le fait même de l’état social, civil et politique, au sein duquel il vit. *

Ilest donc d’une obligation stricte, inflexible et absolue, pour tout gouvernement, c'est-à-dire pour toutesles individualités qui le composent, d’avoir le Ciel en vue, dans tous les actes qui concernent ce même gouvernement, afin que par la faute de la Chose Publique, les citoyens qu'elle régit ne se damnent pas individuellement.

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Et, la qualité de citoyens, dont la patrie aura été sainte, sera elle-même un élément de horheur dans le Ciel pour les élus ayant appartenu sur la torre à'cette patrie, 0 0 6 te 0 6 0 0 0 6 PUR

Nous avons la confiance assurée que le Patronage des Saints dans le Ciel s'exerce aussi bien sur les Familles sur les Cités sur les Empires, que sur chaque âme de Fidèle baptisé, . . . . . . . . . . . , + « « . . P. 15

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Les mérites exceptionnels de St. Jean Baptiste et sa place éminemment élevée dans la hiérarchie céleste seront pour nous le témoignage surnaturel

d’une consécration toute spéciale de notre pays à Jésus-Christ, c’est-à-dire,

le signe des grandes bénédictions de Dieu sur nous etdes obligations proportionnelles de notre part à y correspondre. .°. . . . . . . . . . . P. 17 ss VE ie

Nous garderons inviolablement l'assurance que le Canada constitue une véritable Nationalité et que nous sommes bien positivement les fils d’une Patrie ; et nous puiserons les motifs substantiels de cette assurance, non pas dans des théories matérielles, dans des considérations kumaines, encore moins, niille fois ! dans des utopies révolutionnaires, mais, en cette conviction qui est l'unique vraie. c’est que le Droit à la Nationalité vient de Dieu, et qu’il est transmis aux diverses sociétés terrestres sous la forme d’une Mission surnaturelle, qui leur est dévolue dans le monde, et par le mode d’une hérédité de fondation.

A ce titre, nous ne laisserons jamais ni violer, ni altérer, ni immoler, parmi nous, notre double qualité traditionnelle de Catholiques et de Français, à laquelle seule nous sommes redevables ici-bas de l'honneur de former une Patrie personnelle et distincte. . . . . . . . . . . , P. 18.

Nous remercierons toujours Dieu, comme d’un témoignage tout particulier de ses miséricordes envers nous, de nous avoir douloureusement séparés de la France, au moment où notre Patrie d’origine aurait pu causer tant de préjudice à notre fidélité à Jésus-Christ, et d’avoir, ainsi, sans ingratitude de nutre part envers notre mère sociale, consacré maternellement nos droits à foriner une Nationalité, par le propre sacrifice qu’il a imposé à l’enfance DRM DAYS ee de 6 6 +766 6 NT NT EU ET

Nous n'oublierons pas que les origines du Canada ont été éminemment sacerdotales et religieuses, et nous en conserverons, par reconnaissance nationale, un sentiment plus enraciné de confiance et de soumission envers nos prêtres et nos évêques, qui sont les liens directs par lesquels nous nous trouvons rattachés à la maternité de l'Eglise, ainsi qu'envers ces beaux Ordres Religieux, si heureusement concédés par la miséricorde divine à. la conduite des âmes, pour être la propre émulation vivante du Clergé, et qui se sont montrés, particulièrement pour nous, de si hardis pionniers de civilisation, de si infatigables défricheurs du champ du Père de famille . , P. 26

Nous fuirons sans retour le vice de l’Ivrognerie, en souvenir du grand précepte de tempérance si expressément recommandé à St. Jean Baptiste, par un messager céleste lui-même, dès avant que notre Patron vint au monde, et pour tout le cours de sa vie. . . . , . . . . . , . . . P. 27

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En contemplant avec amour les merveilleux et indissolubles anneaux dont la bonté de Dieu forme de ses mains adorables la chaîne sans fin dont il enlace l’histoire entière de l'humanité, nous nourrirons dans nos cœurs, en y apportant toute notre virilité chrétienne, une vigoureuse et tendre dévotion pour le Sacré-Cœur de Jésus, cette douce et forte révélation du salut des temps modernes, qui a eu pour berceau un monastère de la Visitation, Ordre Religieux fondé vers l’époque de la découverte du Canada . , . . , . P.29

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Nous ferons de cette dévotion le préservatif et le remède de tout sentiment d'’égoïsme et de toute tentation de lâcheté. . . , . . . P. 30

Nous renaîtrons une seconde fois à la vie, en tout ce qui touche au germe de la conscience, car c’est un précepte divin, et c'est pour nous la seule condition de voir Dieu, autant que nous le pouvons, dans le rapide passage de ce monde ; puis, un jour, pleinement et sans nuage, dans l’éternité immuable de l’autre.

Pour opérer cette nativité nouvelle de nous-mêmes, nous aurons la franchise et la simplicité de la foi, le courage d'en, faire publique profession et la docilité à suivre les enseignements de l'Eglise, seule vraie, seule patiente et seule infaillible maîtresse d'école du genre humain . . . P. 31

Nous pratiquerons, la main grand ouverte, et le cœur toujours sur la main, la Charité des Œuvres de Miséricorde ; cagc'est sur cette pratique ou sur son oubli que nous serons interrogés, jugés et convaincus au dernier jour ; puis, irrévocablement classés en Elus ou en Réprouvés, en Bien-aimés du Père Céleste, ou en Maudits de sa Justice.

Nous n’oublierons pas que dans l’ordre social et politique, c'est l’exercice ardent et continu de cette Charité qui peut seul détourner de notre patrie les fléaux du Pawperisme et du Communisme, et que la confiance envers l'Eglise, dans toutes les questions vitales qui touchent au sort du peuple, contient tout le secret des futures grandeurs du Canada. :.. P, 34

Respectant toutes les prérogatives et toutes les attributions des diverses autorités civiles qui nous régissent, chacune dans leur sphère d’action spéciale, nous réprouverons, avant toute chose, dans nos lois, dans nos institutions et dans toutes les branches de notre gouvernement intérieur, tout empiétement de l'Etat sur l'Eglise, toute restriction tentée par le premier contre l'intégrité et la plénitude d'exercice des droits de la AUS TE NE Te on de à 7 VS

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Nous ne fausserons pas en nous les instincts de bravoure militaire que

nous tenons du sang français dont nous tirons notre origine... . . . P. 36

Avec une véritable discipline de soldat, c’est-à-dire, avec l’homogénéité de l'entente et de la hiérarchie, nous attaquerons sans faiblesse toute corruption qui eniâcherait parmi nous l'honneur intime de l'autorité DATA ns ee ee up le le A Ne eu de eu 2 ele SRE

Nous nous tiendrons unis entre nous, évitant de provoquer du désordre dans nos rangs par des personnalités incharitables , . . , , , . . . P. 38

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Nous nous évertuerons à savoir nous contenter de notre sort, à ne pas déclasser les positions où nous nous trouvons être nés, et nous nous inspirerons à nous mêmes ce bon contentement par une profonde et intelligente affection pour notre patrie. . . . « . . « « « « + « « « + + « P. 38

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