‹ Saint Jean-Baptiste, l'évangile et le Canada [microforme]Chapitre 51 sur 65 · K EX-VOTO · texte numérisé non relu

K EX-VOTO

‘ La nationalité canadienne, dont nous sommes justement si fiers et si ‘€ heureux, nous la voyons aujourd’hui, avec bonheur, se manifester d’une ‘ manière encore plus éclatante, en paraissant, sur un plus grand théâtre. ‘ Et en effet, elle a été arborée dans la glorieuse bannière de nos Zouaves ‘ qui, d’un côté, représense la Religion, sous l'effigie de l’Etendard Ponti- ‘€ fical ; et de l’autre la Patrie, sous l'emblème du Blason Canadien. ’?

. “€ Cette bannière, à laquelle sont attachés nos plus vives sympathies, a ‘“ révèlé bien éloquemment à l’étranger nos religieux adages, et a montré à ‘4 la vieille Europe étonnée ce qu’est encore le jeune peuple Canadien, qui, ‘4 il y a deux siècles, a sucé au sein de sa mère l’amour de la religion et de la ‘ patrie et qui a conservé ce teint frais et vermeil que donne à un enfant ‘ bien constitué un lait pur et délicieux. ”?

‘€ Cette bannière, type frappant de notre nationalité, a été saluée, honorée, ‘€ respectée, sur terre et sur mer. Sa religieuse légende. ‘* Aime Dieu et va ‘€ jon chemin ’’ a frappé et saisi ceux. qui l’ont lue. Le bataillon de l'élite de ‘la Jeunesse Canadienne qui a marché, sous cette bannière nationale, a ‘6 fait une réputation au Canada qui produisait de si beaux et de si nobles ‘€ jeunes gens.”?

te Escortée de ces dévoués enfants de la Patrie, notre nationalité a ‘€ rappelé à notre première Mère-Patrie ses vieux souvenirs et ses mœurs ‘ patriarcales. Elle a pu voir, dans nos jeunes hommes, ce qu’étaient nos ‘ pères, quand elle les envoya établir la Nouvelle-France, c’est-à-dire, des te horanmes dévoués à la religion et à leur patrie.”?

té Cette nationalité, après une marche triomphale sur terre et sur mer, ‘ea été acclamée par tout ce qu’il y a de plus grand à son entrée dans la te Ville Eternelle. Elle s’est même associée au Drapeau Pontifical qui, par ‘ un honneur insigne et une distinction sans pareille, est allé au devant ‘ de la bannière canadienne, comme pour lui souhaiter la bienvenue et en té relever l'éclat. C'était donc le Religion et la Patrie qui s’unissaient sous & ces deux étendards et qui marchaient de pair, dans ce moment à jamais ‘6 mémorable, *” (1) :

Ne m'est-il pas permis de tirer une conclusion de si palpitantes pré- |

misses ?

Cette conclusion, c’est la pensée d’un Ex-Voro. — Je m'explique. er,

(1) S. G. Mgr. Ignace Bourget.—(Leétre Pastorale, 31 mai 1868,

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Ne ST, JEAN-BAPTISTE, L'EVANGILE ET LE CANALA. Less

En prenant la liberté d'offrir les bénéfices matériels de mon travail qui pourront en être réalisés à l’Union-Allet, ce germe d’idée d’une Association des intérêts catholiques en Canada, déposé par le Saint-Esprit entre les mains des anciens Zouaves Pontificaux de ce pays reduci delle ultramontane battaglie, j'ai tenu à honorer, par cette modeste contribution, deux idées et deux sentiments. Et les unes comme les autres trouvent, au juste, leur représentation symétrique dans ce mot d'Umion-Allet, de si heureuse trouvaille.

C'est d’abord la vertu de camaraderie militaire qui doit être si large et si franche, quand elle a été abritée du drapeau jaune et blanc, portant l'effigie du Trirègne.

C'est ensuite le nom vénéré, admiré, chéri de ce Chef du Régiment * des Zouaves du Pape, si digne héritier du nremier Chef qui les a formés (1), si fidèle compagon du héros d'Orléans et de Patay (2), si parfait auxiliaire et intelligent subordonné du Général qui partage, avec le Père de nos âmes à tous, l’insigne honneur de la Prison Mamerti'.e des temps modernes ; (3) ce nom d’ALLET, jadis vaillamment Français sous François I°r, et devenu aujouid’hui nationalement Canadien, grâce à l'appropriation qu’en a faite cette Société des vieux Æwfanfs Romains de ce Père des Pélérinages armés ; de ce bon Colonel. ‘‘ type achevé de franchise, de probité, d’abné- ‘€ gation, de patience, de bravoure et de foi, qui pendant quarante années 4 de sa vie, a porté, sans peur et sans reproche, sans faiblesse et sans ambi- “€ tion, l’épée des défenseurs du Saint-Siége.” (4)

(1) Le COLONEL COMTE L. DE BECDELIEVRE.

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