‹ Saint Jean Chrysostome (344-407): (344-407)Chapitre 76 sur 88 · LE SECOND CONFLIT AVEC EDDOXIB · texte numérisé non relu

LE SECOND CONFLIT AVEC EDDOXIB

paroles, toute sa conduite enfin, en cette circon* stance, blessèrent de nouveau très vivement Timpératrice. Quel fut exactement le degré de véhémence auquel atteignit le ton de Tévêque cette fois ? Nous sommes assez embarrassés pour le- dire. Il est difficile de savoir s^il faut accepter comme exact de tout point le récit que nous ont transmis Socrate (H.Ë. VI, iS), et d'après lui Sozomène (VIII, ao). Ils racontent que peu après, Jean, tout ému encore de ce nouvel incident, préchant une homélie sur la Décollation de saint Jean-Baptiste, la commença en ces termes : « De nouveau Hérodiade fait rage, de nouveau elle s'emporte, de nouveau elle danse ; de nouveau elle demande à recevoir sur un plateau la tète de Jean. » Nous avons encore aujourd'hui une homélie portant le nom de Chrysostome et où se retrouve ce début; on ne peut douter qu'elle ne soit apocryphe. Mais, bien que l'authenticité n^en soit pas défendable, il reste incertain si la phrase citée par Socrate a été attribuée à Jean par ses ennemis, ou si elle a été réellement prononcée, et si l'homélie apocryphe a été composée après coup sur ce thème une fois connu. La première hypothèse a pour elle certaines vraisemblances, car vraiment, dans ces quelques mots, l'attaque est bien directe, bien imprudente, et Chrysostome évitait en général les personnalités proprement dites. Toutefois son langage avait été très hardi parfois dans la première crise, et l'on ne peut affirmer que cet exorde soit purement et simplement une invention de ses ennemis.

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Ce fut encore Théophile qaî, one seconde fois, dirigea la campagne menée contre Jean. Il ne vint paa de nouveau à Constantinople, mais it indiqua le procédé qui lui semblait le meilleur pour se débar* raaser définitivement de Chrysostoroe. Il recommanda de se servir contre lui de ces canons du Concile d'Antiocbe que Jean avait bien prévu qu'on pourrait lui opposer. Sans doute, il y avait là ma* tière à chicane. Car le synode de 34i avait été en grande partie inspiré par des tendances ariennes, et les canons en question visaient précisément Athanase. Toutefois, sans jouir d'une autorité incontestable, ces canons étaient géoéralement appliqués en Orient. On s'en servit pour déposer nne seconde fois Chrysostome *, ou plutôt pour déclarer qu'il avait iodùment repris possession de son siège. L'empereur, ù l'approche de Pâques 4o4, le mit en quelque sorte aux arrêts dans le palais épiscopat.

La crise devînt plus aiguë, lorsque ia fête de laques arriva, etqueles catéchumènes se préparèrent à recevoir le baptême. Ce fut l'occasion de mesures de ri^eur; la troupe envahit l'église et dispersa eroent les fidèles. Ceux-ci se réunirent, un des suivants, dans un autre local, dans de vastes es qui dataient de l'empereur Constance. Ils . encore dispersés. Même intervention des solirsqu'ils cherchèrent à se rassembler, hors des

brj'MMtome aiait lai-mëme demande la réunioD d'un lu synode ; on ne la pressait paa d'abord ; de* qu'En* loolnt le d^barr«»ier de lui, on la hâta.

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