‹ Saint JéromeChapitre 1 sur 387 · II AVIS DES ÉDITEURS · texte numérisé non relu

II AVIS DES ÉDITEURS

ment d'histoire politique, peut se résumer en une seule phrase : la lutte contre les Barbares.

Les trois volumes dont se compose cette partie embrassent la période qui s'étend depuis la mort de Théodose jusqu'à la chute de la Rome impériale et bientôt après l'extinction de l'autonomie italienne : ils forment les actes successifs d'un drame plein d'étranges péripéties; ils indiquent encore chacune des heures qui s'écoulent entre l'agonie et la mort du grand Empire.

Nous avons groupé sous le titre générique de luttes religieuses les trois volumes intitulés : Saint Jérôme, — Saint Jean Chrysostome et f Impératrice Eudoxie, — Nestorius et Eutijchès, Le lecteur aurait tort cependant de ne voir là que des études d'histoire purement religieuse. La lutte de l'archevêque de Gonstantinople contre la femme d'Arcadius et la querelle des deux natures appartiennent autant, plus peut-être, à l'histoire générale qu'à l'histoire religieuse.

Au v*" siècle, en effet, la vie publique s'est transportée du Forum dans l'Église, mais c'est toujours la vie publique avec ses ardeurs, ses passions, ses vertus, ses crimes.

AVIS DES ÉDITEURS. m

Ici c'est Jérôme , simple prêtre dalmate , groupant autour de lui parla puissance de son génie le patriciat romain, le clergé de la Ville éternelle, tout ce peuple élé'gant de la Rome du iv^ siècle, peuple étrange, intermédiaire entre le paganisme et le christianisme, l'antiquité et le moyen âge, entre le vieux monde qui se meurt et le monde nouveau qui va naître.

Là c'est Jean Chrysostome, l'évêque politique, le tribun un instant souverain de Gonstantinople, qui, se faisant de la multitude une milice ardente et dévouée, armant au nom de Jésus- Christ les classes pauvres contre les classes riches, alluma presque lui-même l'incendie qui dévora la moitié de la cité impériale et remplit l'Orient tout entier de scandales, d'émeutes, de tumulte.

Enfin c'est Neslorius et c'est Eutychès qui, ébranlant le christianisme dans son fondement principal, l'Incarnation, agitèrent le monde romain du v^ siècle plus peut-être qu'Alaric ou bien qu'Attila : Alaric et Attila ne menaçaient que la terre, Nestorius et Eutychès portaient leurs menaces jusqu'au ciel même. Ardente querelle où chacun voulut prendre sa part,

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