‹ Saint Jérôme et les Saintes Écritures [microforme]Chapitre 42 sur 49 · Matth., Prol · texte numérisé non relu

Matth., Prol

Amour du Christ, qu’il découvre dans les Ecritures

Comme c’est le cas pour les derniers extraits que nous avons cités, notre Docteur exalte généralement l’union intime du Seigneur avec l'Eglise. Dès là qu'on ne peut séparer la tête de son corps mystique, l'amour de l'Eglise entraîne nécessairement l’amour du Christ, qui doit être regardé comme le fruit principal, et doux entre tous, de la science des Ecritures.

Jérôme, de fait, était à ce point convaincu que cette connaissance du texte sacré est la voie ordinaire qui mène à Ja connaissance et à l’amour de Notre-Seigneur, qu'il n'avait pas crainte d'affirmer: « Ignorer les Ecritures, c’est ignorer le Christ lui-même ».128 Il écrit dans . le même sens à sainte Paula: « Comment pourrait-on vivre sans la science des Ecritures, à travers lesquelles on apprend à connaître le Christ lui-même qui est la vie des croyants? »!#% C'est vers le Christ, en effet, que convergent, comme vers leur centre, toutes les pages des deux Testaments; et, commentant le passage de l’Apocalypse où il est question du fleuve et de l'arbre de vie, Jérôme écrit notamment: «Il n'y a qu’un fleuve qui sorte de sous le trône de Dieu, c’est la grâce du Saint- Esprit, et cette grâce du Saint-Esprit est renfermée dans les Saintes Ecritures, c’est-à-dire dans ce fleuve des Ecritures. Ce fleuve pourtant coule entre deux rives, qui sont l'Ancien et le Nouveau Testament, et sur chaque bord est planté un arbre qui est le Christ. »1% Rien d'étonnant dès lors que, dans ses pieuses méditations, Jérôme eût accoutumé de rapporter au Christ tout ce qu'il lisait dans

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