LIVRE IV
pstô été dépassés èvftfit lui. On pourrit à Yméê ûe cei tàbléAUX l'âéOiidtituér tout^ là haute société rotûtim àu îV teiècle^ principalement dans les fangs chrétienSé Oè fxtl tin grand acte de courage, mais peut-être aussi d'taîprttdence, quelque justiflcatioft qu'il puisse tfottvët dans la violence même des attaque». Jérême disi^ d&ns soti langage plein d'allusions bibliques « que la cftaudlère mystérieuse vue par Jét*ém}e du côté de l'àquilôn (chàudiète des persécdtiotis du nwnde ctmtre leè saints) commençait à chauffer contre lui * : » c'était vrai; mais la lettré à Ëustochium la fit bouilHr à gros bouillons et plus qu'il n'aurait Voulu peut-être-
« Chère Eustochium, lui dit-il, ma iille, madame, ma Compagne, mal sœfuf} ma fille par ton âge, mé dètme t>ar ton mérite, ma compagne pat notre tommune profession de servir Dieu, ma so&ur par les Hens de là charité*....
« Fuis ces Vierges qui sous l'enseigne de leur sainte profession attirent à leur suite, par des regards dérobés, un essaim de jeunes gens : elles méritent d*etrteftdre à leurs oreilles ces paroles du prophète t <r Ymi avex lé front d*Une femme débauchée, et Vous ne savez pas ce que c'est que rougir. » N'avoir sur ses Imbits que quelque petit filet de pourpre, se coif-
\t Eece éll» Hla, fin» itt Hier^mia, po»i baouluiii eetnitur, a fade Aquilonis cœpit ardere, et Pharisseorum conclamÉvit sënatua» HieroB,,, Praf. Didi^. d09piritHstk¥étô., t. IV, p. I.
2. Mi RKfitoi^lIcimv flliAf domina^ eoiMeff â, g6riMfla, HkHleiHAatfttia, âHiiâ iHéiifl, &}iud r6Hgt«fli«^ Mt éaritfttit tiôïAén «6t. lit«i>9A., Ei^r i^t p. 39.
fer négligemment afin de laisser pendre ses cheveux, porter des chaussures communes, des manches courtes et serrées, une écharpe couleur d'hyacinthe qui voltige sur les épaules au gré du vent, affecter la nonchalance et la mollesse dans sa démarche, voilà en quoi consiste toute leur virginité. Qu'elles aient leurs admirateurs et s^attirent tant qu'il leur plaira les louanges de certaines gens, afin que sous le nom de vierges elles mettent à plus haut prix leur innocence! Nous ne cherchons pas l'estime de tout ce monde, et nous nous consolons de ne pas l'avoir^
« Il y a aussi des vierges qui en ont pris le costume et l'état par répugnance prétendue pour la servitude du mariage : elles ont tort ; « mieux vaut se marier que brûler, » l'apôtre l'a dit. Ces vierges et les veuves qui leur ressemblent circulent, oisives et curieuses, dans les maisons des matrones. Sans pudeur au front, sans retenue aux lèvres, elles laissent loin derrière elles les parasites de comédie; chasse-les de ta présence comme des pestiférées, car le poëte comique a raison : « les mauvais entretiens corrompent les bonnes mœurs \ » Celles-là n'ont souci que de
1. Purpura tantum in veste tenuis, et laxius, ut crines décidant, ligatum caput, soccus vilior, et super humeros maforte voHtans; succinct» manicœ brachiis adhserentes, et solutis genubus fractus incessus. Hsec est apud illas tota virginitas. Habeant istœ hujusmodi laudatores suos, ut sub virginali nomine, lucrosius pereant. Libenter talibus non placemus. Hieron., Ep,, 18, p. 32, 33.
2. Eas autem virgines et viduas, quie otiosœ et curlosie domos circumeunt matronarum ; qu» rubore frontis abstrito, parasites vincunt mimorum, quasi quasdain pestes abjice. « Corrumpunt mores bonos confabur lationes pessimœ, » Hieron., Ep, 18, p. 41.
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leur corps; elles répètent perpétuellement aux fenrimes : « Ma petite chatte, usez donc de ce qui est à vous, et vivez tant que vous avez encore à vivre. Estce pour vos enfants que vous gardez tout cela? » Ces vierges-là sont adonnées au vin, et l'ivrognerie est encore le moindre de leurs vices; elles ne savent que faire, conseiller, insinuer le mal ^.
« Je ne saurais dire sans rougir, tant la chose est criminelle et honteuse, si vraie quelle soit pourtant, comment s'est introduite dans l'église la peste des Agapètes*, d'où est venu cet étrange nom d'épouse sans mariage, ce nouveau genre de concubines, ou, pour parler plus nettement encore, cette classe de prostituées d'un seul homme*. Elles cohabitent avec des clercs, et n'ont à deux qu'une seule maison, une seule chambre à coucher, souvent même un seul lit, et si nous y trouvons à redire, on nous accuse d'être soupçonneux*. Le frère ecclésiastique se sépare de sa sœur qui fait vœu de virginité; la sœur vierge
1. Mi catella (ma petite chienne), rébus tuis utere, et vive dum vivis : et numquid Ûliis tuis servas?... Hse sunt vinosse atque iascivse. Hieron., Ep. 18, p. 42.
2. J'ai déjà parlé de ces vierges ou sœurs agapètes, qu'on appelait en Occident sous-introduites, dans un de mes Nouveaux récits du v* siècle, à propos des réformes de saint Jean Chrysostome. Jérôme les qualifie ici depestey et en effet elles n'étaient pas un moindre fléau en Occident qu'en Orient, où elles bravaient également les lois civiles et les décrets de l'église.
3. Unde sine nuptiis aliud nomen uxorum? imo unde novum concubinarum genus? Plus inferam : unde meretrices univirœ? Hieron., Ep. 18, p. 33.
4. Eadem domo^ uno cubiculo, sœpe uno tenentur et lectulo^ et suspiciosos nos vocant, si aliquid existimamus. Hieron., ibid*
49P SAINT JfROME.
#dlaipa em Crèr#, qui vit cUwt» ii céliiM^, #| ab6!^ ftilk^FS pn i.uU^ ffèra. Ih jouent ce j^ «demmeat, et, feignafit de suivre la même voeation, ils vont à^^ mander à dea étrangen» m qu'il)» appellent « les» cou* salatîonf ipiritaelle0^ ^ C'est de ces gens-là que Salomon a dit a¥6c mépris 5 « Un homme attachera^ t-il sur son sein un tison enflammé «ans ccmwmeF n&» vêtements? Mar^era-t^i sur des charbons ardents ê»m que la plante <te ses pieds en soit brûlée ?..« »
(( Je ne veux pas non plus pour toi, chère Eusta*chluai, i^p^ de fréquentations avec les matrones; je ne veux pas que tu visites trop assidûment les maieons des nobles ; je ne veux pas enfin que tu voies trop souvent ce que tu as méprisé, quand tu as choisi d'être vierge. Laisse là ces femmes de hauts fonctionfnûres, qui ne cherchent que des courtisans de leur dignité. L'épouse de Tempereur voit s'humilier à ses pieds toutes les ambitions de ce mond^ : toi, sache garder aussi la dignité de ton époux, qui n'est pas un homme, mais un Dieu. Cet orgueil honorable, conserve-le, toi qui as renoncé à l'autre, tt^ laisse donc de côté ces matrones qu'enfle l'autorité de leurs majfs, qu'entourent des troupes d'eunuques, et qui ne se montrent que sous des vêtements tissas d'or; mafis fuis avec plus de soin encore celles qui restent veuves
4. Frater sororem virgiDem deserit, caelibem spernit vîrgo germanum, fratrem quserit extraneum, et quum in eodem proposito esse se simulent, quttrunt »lienoruBi spiritale salatiura, ut domi habeaat earimie eommercium. Hieron., Ep» 48, p. 33.