LIVRE V. îSâl
Ndùs verrons que c'était le procédé orditisiîré dU savant voyageur, qui faisait servir ses pèlerinages â là science autant qu'à la piété : « Voyager, disait-il èou- Veht, c'est vouloir apprendre *. »
Le noîn d'Hérode, qui se lisait en pompeilfees itiscriptions sur les plus beaux monuments de là Palestine, était attaché aussi à bien des* ruines. Ce grand constructeur de villes et de |)alais, qui tuait ses èriratits par haine et ses fëtnrries pat àmôut, avait Igl prétéritîôtl d'êtte aussi bon fils que mauvàiè père. îl avait dédié à là mémoire de son père, Antipater, à(| elques tnîlles de Césarée, la ville d'Antipatris, que Jérôme et ses aillis visitèrent, sans y rerhàrquer autre chose que dès signes de destruction^. Au reste, c'était l'accompagnement douloureux d'un voyage en Judée; dn ti'y marchait qu'à travers des débris : débris des guêtres juives contre la Syrie et l'Egypte, débris des gUert^efe romaines contré les Juifs, ravages non effacés des rigueurs de Titus, Ravages vivants de celles d'AdHeil; Aucune terre n'avait été plus remuée par îe fer, tii pl-us trempée de sang. La nature* elle-même seniblail avoir pris sur ce sol aride un aspect dé tristeésé i[jUë Jérôme signale, et que les pèlçrins trOuvaieht en harmonie aVec l'idée qu'ils apportaient d'une tert'e maudite. Toutefois il jaillissait de ce sol tant de grands souvenirs, sacrés pouf toute âme chrétienne, qu'ils communiquaient une vie et une beauté sans