‹ Saint Jérôme, la société chrétienne à Rome et l'émigration romaine ..., Volume 1Chapitre 237 sur 255 · LIVRE VIII · texte numérisé non relu

LIVRE VIII

Paulmien eut beau protester aux oreilles de Tcvêque qui ne Técoutait pas : la majesté des fonctions qu'il remplissait bon gré mal gré le retint dans l'obéissance. A un nouveau signe de l'évêque, il est saisi une seconde fois, on étouffe sa voix, on le fait agenouiller, et quand il se releva, il était prêtre \

Cette nouvelle, arrivée à Bethléem par un courrier, fut accueillie dans les monastères avec des transports de joie ; mais on ne l'apprit à Jérusalem qu'avec des accès de fureur. On s'attendait cependant à quelque chose de pareil , car le but évident des ennemis de Jérôme était de pousser à un éclat qui put le compromettre gravement et l'évêque de Salamine avec lui. Rufin, puissant machinateur de ruses, l'avait laissé deviner. Causant un jour d'Épiphane et des affajres de Bethléem avec un prêtre nommé Zenon, ami du supérieur de Vieil -Ad, il lui disait avec une curiosité inquiète : « Crois-tu que le saint évêque ordonne quelqu'un*? » Quand Paulinien fut ordonné, on dénonça l'acte comme anticanonique pour deux raisons : d'abord à cause de la trop grande jeunesse du nouveau prêtre % ensuite parce qu'il n'appartenait pas à un évêque de conférer les pouvoirs spirituels dans un diocèse

1. Quum ministraret in sanctis sacrificiis, rursus cum ingenti difficultate teiito ore ejus, ordinavimus presbyterum , et iisdem verbis, quibus antea suaseramus, impulimus ut sederet in ordine presbyterii. Epiphan. Ep., ap. Hieron., Ep, HO, p. 823.

2. Zenon autem dixit, quia quum ei presbyter Rufinus, nescio quae alia transitorie loqueretur, etiam hoc dixerit : « Putasne aliquos ordinaturus est sanctus episcopus? » Id., ibid,

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