‹ Saint Jérôme, la société chrétienne à Rome et l'émigration romaine ..., Volume 1Chapitre 75 sur 255 · LIVRE IIL · texte numérisé non relu

LIVRE IIL

appartenait le privilège traditionnel de consacrer les évêques de Rome *.

Cette déplorable scène se passa dans les premières semaines du mois d'octobre 366. Ursin était battu, mais non vaincu ; il en appela aux électeurs, dénonça la nomination de Damase comme nulle et doublement viciée par l'irrégularité des opérations électorales et par l'indignité du personnage, et, de son autorité privée, convoqua le peuple à une seconde élection. Ses amis et lui la préparèrent en toute diligence. Tandis que des agents éhontés parcouraient les quartiers infâmes de Rome, soulevant les passions et achetant les suffrages, d'autres, plus indignes encore, frappaient à la porte des palais pour y semer l'outrage et la calomnie contre le nouvel évéque. Alors fut reprise et amplifiée l'accusation, depuis longtemps démentie, d'un adultère commis par Damase dans sa jeunesse. Les diacres Amantius et Lupus se faisaient les colporteurs de ces diffamations ^ Ursin leur donna pour acolytes deux personnages dont l'histoire .est bien obligée de parler, puisqu'ils s'y sont fait une place par l'infamie, et que d'ailleurs leur immixtion dans un débat d'élection épiscopale est un trait assez curieux des mœurs du

patus sedem ardentes, scissis studiis asperrime conflictabantur, adusque mortis vulnerumque discrimina. Amm. Marc, xxvii, 3. — Diviso igitur populo, alii quidem istum, alii vero Damasum praeferebant Episcopum. Hinc îngens contentio ac seditio multitudinis exarsit, adeo ut malum ad» vulnera et sedcs usque prorumperet. Sozom., vi, 23. — Hinc crebra utrinqùe jurgia et conflictus vulgi exstitere, adeo ut ex ea concertatione plurimi interierint. Socr., iv, 29.

i. Baron., ad ann. 367, 16. — Ruf., Hist. eccles,^ ii, 10.

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