LIVRE m. >H
rien recevoir des femmes et des vieillards à titre de donation ou legs, loi que l'empereur lui adresse à luimême, contre l'usage, en l'invitant à la faire lire dan
toutes les églises de Rome*. Ce sage rescrit, qu'un second vint compléter en 372, avait pour but de réprimer l'amour effréné de l'argent, vraie source des désordres de cette Eglise; mais on l'éludait impunément au moyen de fictions devant lesquelles la justice humaine était forcée de s'arrêter ^ 11 fallait donc que la répression des actes eut lieu par la réforme des mœurs, et que celle-ci se fît par le clergé lui-même : l'œuvre était difficile; nmais le solitaire de Chalcide avait foi dans les idées monastiques, il avait foi surtout dans son désir du bien, dans son désintéressement et dans son génie. Approuvé par un évêque aussi éminent que Damase, il crut tout facile. Par lui se forma, au sein de l'Eglise de Rome, ce qu'on pourrait appeler un parti