LIVRE lU
d'évêgues Qocidenta,ux savaient ^ peine Je mm; ce n'était pas qpe moins lourde charge, çpmoie il ne tarda pa3 h le sentir.
Ppur l'intelligence de çq qui va se passer m sgin du concile de Rome, nous devons; ramener nos lecteurs à celui de Constaptinople , en renouant le fil de ces récits au mpment où la lettre synodiguq de§ évêrr ques d'Italie, qui invitait les Orientaux à se rçn^re à JRoma pour y régler, entre autres affaires, celles de l'Iîglise orientale, avait provoqué de si vives susçepti-r bilités dans cette partie de l'empire. Prévoyant dès lors ce qui allait arriver, les évoques italiens recoururent à Théodose lui-même pour empêcher qu'un second concile se réunît dans sa ville impériale, et obtenir au contraire que par son autorité les évêques orientaux fussent contraints de se rendre à celui de Rome ; ils lui écrivirent dans ce sens une Içttr^ dont Ambroise fut, à ce qu'on croit, le rédacteur \ Ils ex^ posaient nettement au très-doux, très-fldèle et trèsreligieux césar, comme on l'appelait, les raisons qui
1. Nos igitur in synodo ea, quae totius orbis episcopis videbatur esse prssscripta, nihil temere stàtuendum esse eensuimus; adeo ipso tempore qui générale concilium declinaverunt, ConstantinopoU gessisse dicuntur... Sit in urbe Roma nostrum Orlentaliumque concilium. Neque enim indignum videtur, Auguste, ut Roman'e Ecclesiae antistitis, finitimommque et Italorum episroporum debeant subire tractatum... Ep. 4. ÇonciL ItaL ad Theod, imp. Cod. T/ieod.^ t. VI. Append., éd. Ritter. — Fidei tuîB diffusa loto orbe cognitio intimum nostrae mentis demulsit affectum, eoque, ut hpec quoque gloriî^ imperio tuo crearetur, quod unitatcm reddid"sse, Occidental iu m juxta atque Orientalium Ecclesii-; yidercris, clementian» tuam obsecrandam pariter s^c super Ecclesiaaticis negotii& instruendani nostris lîtteris œstimavimus, Imperator tranquillissime ac fidelisî^inif'- Epist, A. Concil. ItaL, ut supra.
IfO SAINT JÉRÔME.
rendaient indispensable, pour la paix de la chrétienté, la tenue d'une assemblée œcuménique en Occident, et non pas en Orient, indiquant en outre les points de discipline ecclésiastique dont il était convenable que cette assemblée s'occupât.
Le premier regardait Maxime et le prétendu schisme de Constantinople. -?- Maxime, disaient les Occidentaux, était venu s'expliquer devant les évêques d'Italie, qui avaient examiné sa cause et reconnu son droit au siégejde la métropole orientale ^ Les objections faites contre son élection et son ordination avaient été résolues à la satisfaction de tous *. Ainsi il résultait des explications données que Maxime avait eu pour lui l'acclamation unanime du peuple de Byzance, et que, si son ordination s'était accomplie dans un lieu privé, c'est que les ariens, maîtres de toutes les églises de Constantinople, l'avaient chassé violemment de celle oii il avait tenté de pénétrer ^ D'ailleurs Pierre d'Alexandrie, de vénérable mémoire (il venait de mourir à Rome), avait garanti la légitimité de son élection *; Nectaire, récemment intronisé, n'était donc qu'un usurpateur. La lettre ajoutait que Grégoire de Nazianze n'avait pu siéger canoniquement à Constantinople % étant en ce moment même possesseur d'un
1. Ad hoc partium venisse Maximum utcausam in Synodo ageretsuam. EpisL 5. Concil. Ital. ad Theod. imp.