‹ Saint John de CrèvecœurChapitre 145 sur 330 · BRISSOT · texte numérisé non relu

BRISSOT

plus longtemps un homme qui se dégradait par une si honteuse dissimulation ?

Crèvecœur dut, en effet, être un peu embarrassé de ses relations avec un homme qui était alors complètement sorti du libéralisme vague oij se complaisaient les beaux esprits de Paris et devenait tout à fait révolutionnaire; mais, s'il ne voulut pas le produire et le patronner, il est certain qu'il lui fut d'un grand secours dans ses recherches. Le voyage de Brissot ' contient en plus de vingt endroits l'éloge de Crèvecœur. L'auteur, à ce moment, paraît bien loin d'éprouver l'âpre rancune qui perce dans ses Mémoires et doifprobablement son origine à des incidents inconnus de nous et postérieurs à cette époque. Ce qui est certain, c'est que, de retour en France, il continua à correspondre amicalement avec l'homme contre lequel il prétend avoir de si graves motifs de plainte^.

Nous parlerons maintenant d'un important événement de famille, le mariage de M^^^ de Crèvecœur avec M. Otto, secrétaire de la légation fran-

Page 1