‹ Saint John de CrèvecœurChapitre 191 sur 330 · OTTO A LONDRES · texte numérisé non relu

OTTO A LONDRES

par sa nomination à Londres, où il avait simplement le titre de commissaire pour l'échange des prisonniers', tout en étant effectivement chargé d'entamer les négociations qui aboutirent si glorieusement pour lui, le i^'" octobre 1801, par la signature des préhminaires du traité d'Amiens.

Parti de Berlin, Otto chercha vainement dans les ports de la Hollande un bâtiment pour passer en Angleterre; il dut venir jusqu'à Calais, où il put enfin trouver à s'embarquer-. Sa femme s'arrêta à L'a Haye, chez Sémonville, qui y occupait le poste de ministre de France depuis la fin de décembre 1799, et elle y passa quelque temps dans une étroite intimité avec la charmante et malheureuse M™^ Joubert qui, mariée en juillet 1799, était déjà veuve le i ^ août de la même année '\

1. Lord Grénville avait refusé, le 4 janvier 1800, de renouer toute relation avec la France.

2. Nous trouvons ce détail dans un livre de M. Pelet de La Lozère intitulé : Opinions de Napoléon sur divers sujets de politique et d'administration, Paris, i833, in-8. M. Pelet y donne quelques détails intéressants sur la carrière diplomatique de M. Otto, son beau-père. L'ouvrage est du reste curieux dans son ensemble, et il est encore fréquemment consulté.

3. Sémonville avait épousé M'ie de Rostaing , veuve en premières noces du comte de Montholon. M^^e Joubert était

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