LESCHES
Nous n'avons que des détails assez succincts sur les années qui s'écoulèrent jusqu'en 1806; nous savons seulement qu'elles furent les plus calmes et les plus heureuses de la vie de Crèvecœur.
En dehors du plaisir qu'il trouvait dans son petit cercle de famille , dans les occupations agricoles pour lesquelles il avait toujours eu tant d'attraits, il entretenait des relations suivies avec un certain nombre d'aimables voisins, parmi lesquels nous citerons M. et M"^^ Esmangard , au château d'Anet', puis M. et M"^^ Bonfils, à Coupvray. ]y[me Bonfils était comme M™® Esmangard une demoiselle Sanlot^. Son mari s'était lié très intimement avec Crèvecœur ; il avait dessiné pour lui plusieurs des figures du Voyage en Pensylvanie et ajouté à l'ouvrage quelques notes un peu déclamatoires qui font plus d'honneur à ses bons sentiments qu'à ses talents littéraires^. Au Martroy demeurait une famille amie ; M^^du Martroy, dont le fils et le petit-fils ont un nom si honorablement connu dans l'administration et au Con-