‹ Saint John de CrèvecœurChapitre 216 sur 330 · LA LITHOGRAPHIE · texte numérisé non relu

LA LITHOGRAPHIE

avec lequel il a dîné chez M. Otto, et qui se propose de reproduire d'après sa propre écriture la relation d'un voyage qu'il vient de faire dans le Tyrol.

C'est l'Espagnol lui-même, qui a obtenu le secret de cette nouvelle manière d'imprimer d'un Anglais qui l'avait eu du fils d'un acteur munichois mauvais sujet '. Il va lui-même imprimer son journal de voyage dans le Tyrol et fait graver les coupes et les hauteurs de cette chaîne.

La culture, le jardinage attirent aussi son attention, et il a laissé un petit traité manuscrit sur le procédé employé par les jardiniers de Munich pour obtenir du terreau végétal^.

Il cherchait en même temps à introduire en

1. Nul n'est prophète en son pays. Il s'agit évidemment ici de Senefelder, l'inventeur de la lithographie (1771-1834), qui avait été pendant quelque temps comparse au théâtre de Munich. On voit de quel ton en parle Crèvecœur, qui n'est que l'écho de ses amis bavarois. Senefelder avait cependant, en 1799, obtenu de Maximilien-Joseph un brevet de quinze ans, et peu de temps après le départ de Crèvecœur, en 1810, il fut nommé directeur d'un atelier de lithographie établi pa.r le gouvernement pour le service du cadastre. '

2. Il avait eu la satisfaction de trouver à Munich une espèce de pomme de terre importée par lui en 1786. (Voir page 126.)

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