IV. SUR LE CHATEAU DE FOURQUEUX
Fourqueux, séjour charmant où l'on passe à son choix Des demeures des rois aux demeures des sages,
Qu'on préfère à celles des rois, Qu'il est doux d'habiter sous vos heureux ombrages^ Qu'il est doux d'admirer vos charmants paysages, L'appareil iniposant de ces vastes forets, Le tableau plus riant des fertiles guérets , Ces vignes, ces hameaux, cette riche étendue Qui, sans la fatiguer, enchante notre vue ! De ces lieux fortunés le sage possesseur ' Nous peint dans ses plaisirs les vertus de son cœur. Tantôt, s'enrichissant des biens d'une autre terre, D'un arbuste étranger il enrichit sa serre. En greffant de ses mains d'utiles arbrisseaux, Kcnd les fruits de ses champs ou meilleurs ou plus beaux, Et son goût aussi simple, cmssi pur que lui-même, Dans la seule nature a pris tout ce qu'il aime.