‹ Saint John de CrèvecœurChapitre 281 sur 330 · XI. — A M. LE COMTE D AFFRY · texte numérisé non relu

XI. — A M. LE COMTE D AFFRY

Vous savez jouir sans prétendre ; Vous aimez tous les arts, vous avez tous les goûts; Les talents se plaisent chez vous, Chez vous, on aime à les entendre.

Goûtez bien de si doux loisirs :

1. Littérateur et dessinateur, Watelet avait créé au Moulin-Joli, sur le bord de la Seine, un jardin anglais que l'on allait beaucoup visiter.

2. Celui que MM. Perey et Maugras ( la Jeunesse de M'ne d'Épinay, 1882) nous ont révélé comme le tuteur de M""'' d'Epinay,

L'amitié qui vous y convie Doit, en les partageant, augmenter eles plaisirs Qui ne pourront cesser, pour vous, qu'avec la vie.

XII, — A MADAME LA VICOMTESSE (dhDUDETOt' Pour le jour de sa fête, jour de la Saint-Louis '.

Votre destin n'est pas le mênic Qiie celui du patron qu'on vous fait révérer. Plus on était aveugle et plus on dut l'aimer-.

Mieux on y voit, plus l'on vous aime!

XIII. — POUR UN JEUNE HOMME . A qui une jeune femme avait écrit sous le nom d'une vieille.

Du bon Kobert vous connaissez l'histoire :

Ferme en amour et jantais rebuté,

Vous le savez, il servit avec gloire

Et la vieillesse et la difformité.

Des chevaliers en tous sens le modèle.

Soumis au sexe et toujours amoureux.

Il obéit, il fut heureux.

Et la beauté récompensa son zèle.

Ne pourrai-je espérer un jour *

Le prix de son obéisscmce?

J'ai comnic lui servi l'Aniour ;

N'cnircn-je pas sa récompense ?

1. Louise Perrinet de Faugues, première femme de César d'Houdetot, fils de la comtesse. On a d'elle un volume de poésies, publiées en 1782 par Loménie de Brienne. (Didot, in- 12 avec portrait.)

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