‹ Saint Joseph, sa vie -son culte [microforme]Chapitre 60 sur 87 · SAINTE THÉRÈSE · texte numérisé non relu

SAINTE THÉRÈSE

ELLE RACONTE COMMENT À L’AGE DE VINGT-SIX ANS, ELLE FUT MIRACULEUSEMENT GUÉRIE PAR SAINT JOSEPH, ET ELLE FAIT CONNAITRE LE CRÉDIT DE CE SAINT AUPRÈS DE DIEU.

« Pour rendre le Seigneur propice à mes vœux, je fe offrir l’adorable sacrifice de nos autels et j'eus recours à. des prières très approuvées. Je pris pour avorat et pour

» se hâta de me tirer de l'état où languissait mon corps, comme il m'a arrachée à des périls plus grands d’un autre genre, qui menaçaient mon honneur et mon salut éternel. Pour comble de bonheur, il m'a toujours exaucée au delà de mes prières et de mes “espérances. Je ne me souviens pas de lui avoir jamais rien demandé jusqu'à ce jour, qu'il ne me l'ait accordé. Quel tableau Je mettrais sous les Yeux, s’il m'était donné de retracer les grâces insignes dont Dieu m'a comblée, <t les dangers, tant de l'âme que du corps, dont il m'a délivrée par la médiation de ce bienheureux Saint ! Le Très-Haut donne seulement g”‘ce aux autres saints pour nous secourir dans tel ou tel besoin; mais le glorieux saint Joseph, je le sais par expérience, étend son pouvoir à tous. Notre-Seigneur veut nous faire entendre par là que de même qu'il lui fut soumis sur cette terre d'exil, reconnaissant en lui l'autorité d’un père nourricier et d'un gouverneur, de même il se plaît encore à faire sa volonté dans le ciel en exauçant toutes ses demandes. C'est ce qu'ont vu comme Moi, par expérience, d'autres Personnes auxquelles j'avais conseillé de se recommander à cet incomparable Protecteur ; aussi le nombre des âmes qui l'honorent commence-til à être grand, et les heureux

se a —

effets de sa médiation confirment de jour en jour la vérité de mes paroles. Je déployais pour ss fête tout le zèle dont j'étais capable, plus par vanité que par esprit intérieur. Je voulais qu'elle se célébrât avec la pompe la plus solennelle et avec la plus élégante recherche. En cela mon intention était droite, il est vrai, mais voici le côté fâcheux: su moindre petit bien accompli avec le secours de la grâce divine, je mélsis des imperfections et des fautes sans nombre, tandis que pour le mal, la recherche et la vanité, je trouvais en moi une adresse et une activité sdmirgbles. Plaise au Seigneur de me le pardonner! Connaissant aujourd’hui par une. si longue expérience l’étonnant crédit de saint Joseph auprès de Dieu, je voudrais persuader à tout le monde. de l’honorer d'un culte particulier, Jusqu'ici j'ai toujours vu les personnes qui ont eu pour lui une dévotion vraie et soutenue par les œuvres, faire des progrès dans. la vertu ; car ce céleste protecteur favorise, d’une manière frappante, l'avancement spirituel des âmes qui serecommandent à lui. Déjà depuis plusieurs années je lui demande, le jour de sa fête, une faveur particulière, et. j'ai toujours vu mes désirs accomplis. Si, par quelque imperfection, ma demande s'écartait tant soit peu du but de la gloire divine, il la redressait admirablement, dans Is vue de m'en faire retirer un plus grand bien.

Si j'avais autorité pour écrire, je goûterais un plaisir-

bien pur à raconter dans un récit détaillé les grâces dont tant de personnes sont comme moi redevables à ce grand Saint. Mais, pour ne pes sortir du cercle où l'obéissance m'a renfermée, je devrai, contre mon désir, passer rapidement sur certaines choses ; sur d'autres je serai peutêtre trop longue, tant je suis inhabile à rester dans les limites d’une parfaite convenance. Je me contente done de conjurer, pour l'amour de Dieu, ceux qui ne me croiraient pas, d'en faire l'épreuve ; ils verront par expérience combien il est avantageux de se recommander à ce glorieux Patriarche et de l'honorer d'un culte particulier. Les personnes d'oraison surtout devraient toujours l'aimer avec une filiale tendresse. Je ne comprends Pas comment on peut penser à la Reine des anges et à tout ce qu'elle essuya de tribulation durant le bas âge du divin Enfant Jésus, sans remercier saint Joseph du dévouement si parfait avec lequel il vint au secours de l'un et de l'autre. Que celui qui ne trouve personne pour lui enseigner l’oraison choisisse cet admirable Saint pour maître, il n'aura pas à craindre de s'égarer sous sa conduite. Plaise au Seigneur que je ne me sois pas égarée moi-même en portant la témérité jusqu'à oser parler de lui! Je publie, il est vrai, le culte particulier dont je l'honore; mais pour les actes tendant à le glorifier, et pour l’imitation de ses vertus, je suis toujours restée bien en arrière. Enfin, il fit éclater à mon égard

sa puissance et sa bonté: grâce à lui, je sentis renaître mes forces, je, me levai, je marchai, je n'étais plus frappée de paralysie.

SECOURS TEMPOREL QU':LLE REÇUT DU SAINT, PENDANT QU'ELLE FAISAIT TRAVAILLER A LA CONSTRUCTION DU MONASTÈRE DE SAINT JOSEPH D’AVILA, BERCEAU DU CARMEL RÉFORMÉ.

«Me trouvant un jour dans l'impuissance de rien donner à certains ouvriers, jé ne savais plus que devenir: saint Joseph, mon véritable père et bien-aimé Protecteur, m'apparut et me dit de ne point craindre de faire marché avec eux, et que j'aurais de quoi les payer. Je le tis sans avoir un denier dans ma bourse, et Notre- Seigneur y pourv : d'une manière qui étonna ceux qui le surent, .

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