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ÉTAT MORAL DE L'EMPIRE AU COMMENCEMENT DU 118 SIÈCLE

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Étrange confusion des cultes et des cérémonies religieuses dans l'empire romain. — Attitude de la philosophie ancienne en face du polythéisme. — Xénophane, Platon, Carnéade, Lucrèce, Cicéron. — Exaltation et dérég'ement du sentiment religieux.— Décadence de la philosophie. — Son alliance avec la religion.— Apollonius de Tyane. — Complaisance de la philosophie pour les mythes et les symboles. — Maxime de Tyr, Plutarque. — État des mœurs. — Profonde corruption dans toutes les classes de la société. — Servilité, abaissement des caractères. — Amollissement et adoucissement des mœurs publiques.—La conscience populaire proteste en plusieurs rencontres contre la rigueur et la cruauté du vieux droit patricien. — Caractère de l’Édit perpéluel d’Adrien. — Lois et institutions protectrices desclasses pauvres et souffrantes. — Les efforts des philosophes et des jurisconsultes insuffisants pour remédier à la dissolution morale du monde romain.—Le stoïcisme, doctrine individuelle, abstraite et idéale, ne descend pas dans les mœurs. — Épictète désespère de trouver un stoïcien véritable, . . . . . . . . . . .

Saint Justin apologiste.

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