‹ Saint Justin et les apologistes du second siècleChapitre 206 sur 257 · Dialog · texte numérisé non relu

Dialog

Il ne reste plus à Justin qu'à tirer de ces considérations la conclusion qui en ressort avec évidence et qui était le but principal de sa polémique : c'est que toutes ces observances de l'ancienne Loi sont désormais inutifes, sinon malfaisantes, et qu'il n'y a plus, pour l'humanité, de salut qu'en Jésus- Christ.

« Si nous ne voulons pas reconnaître tout cela, nous tomberons dans l'absurdité. Ce serait dire que Dieu n'était pas le même au temps d'Enoch et des autres justes, puisqu'ils n'ont pas pratiqué la circoncision, ni observé le sabbat ou les autres choses qui n'ont été établies que par Moïse ; ou qu'il n'a pas toujours demandé à tous les hommes la même justice : autant d'affirmations visiblement ridicules et insensées. Il faut dire, au contraire, qu'il a imposé toutes ces prescriptions à cause des pécheurs, en restant d'ailleurs toujours le même, plein d'amour pour les hommes, prévoyant toutes choses, sans aucun besoin, juste et bon... Si donc la circoncision n'était pas nécessaire avant Abraham, ni avant Moïse le sabbat, les fêtes et les offrandes, tout cela est encore moins nécessaire maintenant, après que, par la volonté de Dieu, son Fils Jésus- Christ est né sans péché d'une vierge de la race d'Abraham... Votre circoncision sanglante est abolie : nous croyons en un sang qui nous sauve ; nous avons désonnais une autre alliance; une autre loi est sortie de Sion. Jésus-Christ donne la cir-

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