‹ Saint Louis et Alfonse de PoitiersChapitre 39 sur 82 · DEUXIÈME PARTIE. — ADMIXISTRATIOV LOCALE · texte numérisé non relu

DEUXIÈME PARTIE. — ADMIXISTRATIOV LOCALE

de son o£Bce de châtelain, non sans avoir remercié Alfonse et sans lui avoir rendu brièvement ses comptes. La lettre qu'il adressa dans cette circonstance à son maître est trop curieuse pour que nous ne la mettions pas sous les yeux du lecteur. C'est sinon le plus ancien, du moins un des plus anciens échantillons du style administratif dans les relations d'inférieur à supérieur.

tt A son très excellent et très redoutable segneur, Aufonz fuiz le roi de France, conte de Poitiers et nie Tholose, Symons de Coûtes, chevaliers, sis chateleins de la Roche seur Oyon, saluz o toute révérence, o servise léal. Sire, je vous rent grâces et merciz, tant com je puis, de ce que vous m'avez relaschié de vostre seneschauciée de Peitou, et de ce que vos m'avez retenu par vostre grâce, en vostre servise ou chatel de la Roche. Et sachiez que je ai ensengné et monstre diligemment et loiaument, à mon pooir et à vostre profist, à vostre senescbal Testât de voz besongnes et de vostre terre, et de totes voz choses, et de voz rentes, si com vos porroiz mieuz savoir par lui que par moi; et ai conté à li de totes les choses certeinnes qui vos sont deues en Poitou, sanz voz rentes, fors de cest terme de la Penthecoste qui vient, et monte la somme xiiu" vi* LVi 1. VI s., dont l'en devra à ce terme de la Penthecoste vi" ni'' XLViii 1. XV s. , que por vos que por le roi de Sezile. Et sachiez que vostre terre est. Dieu merci, en bon estât, ne je ne crois pas que je voz rentes ne voz droiz soient en rien déperdu par ma deffaute. Il seroit bien trové par les contes de la court, que je ai rendu chascun an, que je ai tenu vostre terre ii mille livres plus que il n'avoit esté fet lonc tans avant : mandez moi vostre plesir et commandez com à vostre léal '. ^

> Reg. A,foL93r>.

La justice que Simon croyait pouvoir se rendre à luîmêine lui fut aussi rendue par Eustache de Beaumarchais, qui se plut à porter témoignage de l'exactitude de ses comptes et de Texcellence de sa gestion '. Beaumarchais accompagna saint Louis à Tunis en qualité de chevalier de rhôtel du roi ^. Depuis il occupa les postes les plus importants; il devint sénéchal de Toulouse et gouverneur du royaume de Navarre. Mais nous n'avons pas à le suivre dans sa brillante carrière^ au service du roi de France.

SAINTONGE

Jusqu'en 1255 la Saintonge fut, ainsi que nous l'avons vu, unie au Poitou : à partir de cette époque elle forma une sénéchaussée séparée. Le premier titulaire fut Jean de Sours, chevalier *y qui mourut dans le cours de l'année 1265^ : son successeur fut Jean de Villelte, chevalier®.

AUVERGNE

La terre d'Auvergne fut administrée, pendant la minorité d'Alfonse, par Béraud de Mercœur, avec le titre de connétable''. En 1238 parait Amaury de Courcelles, qui

ï Reg. A, foL 93 ro.

2 Recueil des historiens de France, t. XX, p. 307,

^ Voyez les documents réunis par M. F. Michel dans les notes de VHis» toîre de la guerre de Navarre , Collection des documents inédits , p. 407 et suivantes.

4 Compte de la Toussaint 1255. Trésor des chartes, J. 317, n<> 64, fol. 44 r°.

^ On lit dans le compte de la Toussaint 1265 ce qui suit : t Recepta quaro fcccrat Johanncs de Sours, dum vivebat. « Trésor des chartes, J. 192, n» 19.

^ Lettre d'Alfonse, en date du jour de la Saint-Matthias 1268. Reg. A, fol. 116 r«.

7 t B., marescallus Borbonensis et concstabuliis Arvemie » , reçoit pour le Roi rhommage de P. de Losac. 1237. Reg. XXXI du Trésor des chartes, fol. 94 vo.

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