A6jd., art. Palais, t. VU, p. 1 et suiv
riche et si complète^ dont rarchitecturo du temple ne semble être que la monture, présente un ensemble dont on chercherait vainement l'exemple ailleurs', m Il y avait aussi des palais épiscopaux, et, au milieu des reconstructions modernes, plusieurs gardent encore des traces de l'art du treizième siècle'. Quant aux maisons particulières, on s'en peut faire une idée par cette description qu'en offre M. YioUet-le- Duc:
« La maison du riche bourgeois possédait une cour et un bâtiment sur rue. Au rez-de-chaussée, des boutiques, une porto charretière et une allée conduisant à un escalier droit. Au premier étage, la salle, lieu de réunion de la famille pour les repas, pour recevoir les hôtes; en aile, sur la cour, la cuisine et ses dépendances, avec son escalier à vis, bâti dans l'angle. Au deuxième étage, les chambres à coucher auxquelles on n'accédait que par l'escalier de la cour montant de fond : car l'escalier droit, ouvert sur la rue, ne donnait accès que dans la salle où on admettait les étrangers. Sous les combles, des galetas pour les serviteurs, les commis ou apprentis ; des greniers pour les provisions. Ces maisons n'avaient pas leur pignon sur la rue. Ainsi chez le bourgeois, comme chez le noble, la vie privée était soigneusement séparée de la vie publique^. >^
1. F. de Lasteyrie, Histoire de la peinture sur verre, t. I, p. 160. Il décrit ces vitraux dans les pages suivantes et en donne quelques représentations d'ensemble ou de détail au tome II, pi. XXVII, XXIX et XXXII. J'ai dit dans le cours du récit que la Sainte Chapelle fut commencée de 1242 à 1245 et achevée en 1247 par Pierre de Montereau. Sur la Sainte-Chapelle, voy. encore Gailhabaud, V Architecture du \' au wn' siècle, t. I, et Viollet-le-Duc, Dictionnaire d'architecture, t. II, p. 325. M. Viollet-le-Duc signale un art plus pur encore dans la chapelle de Saint-Germain, que l'on restaure aujourd'hui {ibid., p. 430). — Les salles basses, dites cuisines de saint Louis, au Palais de .lustice, sont un peu postérieures au règne de ce prince [ibid., t. IV, p. 46").