Histor. de France, t. XXI, p. 68 (tabl. xiv
8r, CHAl'ITllK XVI.
de tk'inèlLM' dans ces comptes les dépenses fixes et les dépenses vai-iables, el par ces dernières il faut entendre les salaires payés pour des clioscs temporaires^ les travaux de construction ou de réparation. C'est par l'application de ces rèiçles de critique que M. de Wailly est arrivé à é\aluer la dépense des baillis de France pour l'an 1238 à 21501 1. 18 s. 4 d. (547 171 fr. 78 c), soit par jour 59 1. 3 s. 8 d. (1474 fr. 75 c), et par ua calcul proportionnel, la dépense totale tant des bailliages de France que des autres bailliages (Tours, Normandie, Poitou, Albigeois), à 80 00!) 1. 17 s. 1 d. (2049420 fr. 80 c.}, soit par jour 2"^1 1. 13 s. 5 d. (5014 fr. 8G c).
La dépense de riiôtel n'a été calculée que pour les années 1256 et 1257. Si l'on voulait approximativement avoir une idée de la dépense totale d'une année, on pourrait, tout en se rappelant que l'on joint deux éléments dedate fort éloignée, additionner, par exemple, les dépenses des bailliages telles qu'on les a trouvées en 1238, avec les dépenses de l'iiôtei comme on les a en 1257, et l'on aurait ainsi une dépense totale de 1588171. Ils. 8 d. (3939213fr. 83 c.) par an, ou de 435 1. 2 s. 4 d. (11 021 fr. 40 c.) par jour.
Par quelles recettes couvrait-on ces dépenses?
C'est aux deux comptes de 123S et de 1248 que IM. de Wailly a demandé la réponse à cette question.
Ici encore mômes difficultés, et pour les résoudre mêmes règles de critique.
Il faut savoir distinguer les recettes ordinaires et les recettes extraordinaires. Il faut faire attention à ne pas prendre pour une recette partielle, imputable à un seul terme, ce qui serait la recette pour l'année tout entière. Si des payements de ce genre figuraient fréquemment dans les comptes sans aucun signe qui les
(lislino'uât;, le calcul fondé sur la proportion deviendrait impossible; il serait exposé à trop d'erreurs. Mais il est à noter que, même pour ces recettes, les baillis les attribuaient communément par tiers aux trois périodes de l'année. C'est une observation que M. de Waillj a appuyée d'un document publié par Brussel dans son Examen de f usage général des fiefs. Les revenus des prévôtés y sont portes pour un tiers dans chacun des trois comptes partiels qui embrassent l'année. Sur ces bases M. de Wailly a dressé le tableau suivant de la recette annuelle des bailliages et des prévôtés en 1238 et en 1248 :