‹ Saint Louis et son tempsChapitre 26 sur 207 · Uistor. de France, t. XXI, p. lxxvi (tabl. xix · texte numérisé non relu

Uistor. de France, t. XXI, p. lxxvi (tabl. xix

H^ cnAPiTiu-: XVI.

Ces iTsiiUals, (jiii, iiial^i^iv leur précision apj)piirente, ne sont que des approximations et des probabilités, autorisent loiUelbis la conclusion que M. de Wailly en a tirée : c'est (jue les revenus de la monarchie, sous le règne de saint Louis, étaient plus que suffisants aux dépenses ordinaires, et que l'excédant offrait même de quoi satisfaire non-seulement aux constructions d'édilices religieux et aux dotations pieuses, si considérables sous le saint roi, mais môme à la plupart des dépenses imprévues. lien faut excepter sans doute les dépenses de guerre qui ne sont^ à aucune époque, entrées dans aucun budget normal, et surtout celles d'une guerre lointaine comme la croisade. Cela donnait lieu à des aides et à des impôts extraordinaires dont il a été parlé plus haut. Une ordonnance de saint Louis réglait la forme de ces impôts dans les bonnes villes'. Les villes nommaient trente ou quarante bourgeois et ceux-ci douze répartiteurs, lesquels nommaient quatre prud'hommes qui devaient taxer les répartiteurs à leur tour, et recevoir la taille. Quand saint Louis levait des impôts sur ses villes, c'était, selon le texte de l'o-donnance, « de leur volonté et grèice, » c'est-à-dire qu'il leur fit voter des subsides, aimant mieux se les faire octroyer que de les imposer d'autorité selon le droit féodal'.

Saint Louis leva donc des impôts extraordinaires et c'est à tort qu'on avait induit le contraire du texte de Joinville, lorsque, après avoir raconté la campagne du roi contre le comte de la Marche et le roi d Angleterre en 1242, il ajoute : « Mais, ni pour dons ni pour dépenses que l'on lit en cet liost (expédition) ni autre deçà mer ni delà, le Roy ne requit

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