‹ Saint-Malo historiqueChapitre 108 sur 123 · CHATEAUBRIAND (PLACE ET RUE). 24I · texte numérisé non relu

CHATEAUBRIAND (PLACE ET RUE). 24I

CHATEAUBRIAND (Place et rue)

La place Chateaubriand est la place pavée qui s'étend, devant le Château, depuis la porte Saint-- Vincent jusqu'à la tour Quic-en-groigne. Elle date du premier accroissement et fut appelée indifféremment, place Saint-Vincent ou place Sainl-ThoniaSy en raison du voisinage de ces deux portes K

Pendant la Terreur, la place Saint-Thomas, alors place de la Résolution, devint le lieu des exécutions capitales, et la guillotine y resta en permanence.

En 187o, lorsque la statue en bronze de Chateaubriand, par Aimé Millet, eut éfé érigée sur la place Saint-Thomas 2, cette place prit et garda désormais le nom de place Chateaubriand.

Avec elle ne doit pas ôtre confondue la place du Château, place sablée et plantée de beaux platanes qui fut créée sur les douves intérieures de la forteresse.

La rue Chateaubriand, d'abord rue de Buhcn, puis rue des Juifs, s'adossait jadis à la vieille enceinte. L'agrandissement de 1737 la dégagea au Nord, laissant

1. Revoir Chapelle Saint-Thomas, Chapitre III, p. I.'jT. — Hôtel-Dieu, Chapitre IV, p. '111. — Les anciennes perles. Chapitre II, p. 61.

1. Cette statue a été transférée, en 1881, dans le square du Casino, nommé dès lors square Chateaubriand.

entre elle et les nouveaux remparts l'espace vide, dit Travaux Saint-Thomas, Actuellement, elle va de r Hôtel de France à la rue Jean de Châtillon. L'origine de son nom s'explique d'elle-même.

CHIENS (venelle AUx). 24]

CHIENS (Venelle aux)

Dès Tan lloo, Saint- Malo entretint une troupe de vingt-quatre dogues^ appelés les Chiens du Gucl. Ils n'étaient pas, comme on Ta dit, destinés à défendre la ville, mais à rôder, la nuit, par les grèves pour écarter les maraudeurs qui venaient voler sur les navires échoués dans le port.

Chaque soir, à la fermeture des portes, le chiennetier attachait ses dogues : de mer haute, à l'entrée du Sillon et de mer basse, au pont de la Balise *^. Quand le couvre-feu finissait de tinter, il les lûchait. Le matin, une heure avant le jour, ce gardien les rappelait au son d'une trompette de cuivre, leur donnait la soupe et les enfermait jusqu'à la nuit en leur niche ou chenil. Le chenil exista longtemps, entre la rue Garangeau et la rue Saint-Thomas, dans la ruelle étroite, appelée pour cette raison Venelle aux Chiens. Plus tard (1G74), on logea les dogues sous le bastion de La Hollande 3; puis on leur construisit, sur le Sillon, un abri, dit Cabane des Chiens.

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