Le nom de Dinard leur conviendrait mieux aujourd'hui
2. Au temps de l'évêché et du Chapitre, le presbytère ou Vicairerie se trouvait en cette rue.
3. La rue de Brevet a disparu. La place Brevet existe encore : on y voit un puits, plusieurs fois réparé, mais fort ancien. Sur cette place se tient aujourd'hui le Marché aux Fleurs. — L'origine du nom de Brevet demeure inconnue.
4. Ces deux rues, couvertes autrefois par la première enceinte,' datent du deuxième accroissement (1714).
La rue ifEstrées fut nommée ainsi en l'honneur de Victor-
DINAN (rue de). 2^1
Enfin, la section Sud, sectionqui, depuisle deuxième accroissement, descend de la rue d'Estrées à la porte de Dinan, fut nommée d'abord rue de Coctquen, en rhonneur de Malo-Hercule de Coetquen, gouverneur pour le roi de la ville et du Château. Cette partie neuve de la rue de Dinan est bordée par les plus somptueux des hôtels malouins.
Celui qu'on aperçoit au coin de la rue Saint- Philippe mérite un double souvenir : c'est Thôtel Beaugeard. Presque inconnue maintenant, cette famille eut, vers la fin du xviii'' siècle, un moment de célébrité.
Trésorier des États de Bretagne et riche armateur, Pierre Beaugeard fit construire à Solidor, sur le modèle d'un vaisseau de 74, le plus grand navire sorti de nos chantiers, \q Fii\-James, l,oOO tonneaux, destiné au commerce des Grandes Indes ^ (177:3).
Un fils du précédent, Nicolas Beaugeard, secrétaire des commandements de Marie-Antoinette, con-
Marie duc d'Estrées, maréchal de France, vice-amiral du Ponant et lieutenant général de Bretagne.
Le nom de rue des Vieux-Remparts s'explique assez de luimême.
i. En souvenir de cet événement, les charpentiers de la Goëletterie élevèrent aux confins de leur village, à la c croisée » des routes de Troctin et des Flouries, une belle croix de bois, plusieurs fois renouvelée, mais qu'on nomme toujours, dans le pays, La Crcix-Beaugeard.
sacra sa fortune et sa vie au service de la maison royale. Pour arracher Louis XVI à Téchafaud, il risqua, le 21 janvier 1793, une audacieuse tentative qui faillit réussir. Beaugeard put s'échapper. Nous le retrouvons, en 1818, secrétaire de la duchesse d'Angoulôme.
Robert Surcouf, le fameux corsaire, acheta Thôtel Beaugeard et l'habita longtemps.