‹ Saint-Malo historiqueChapitre 39 sur 123 · V. Première Enceinte^ p. 54, note · texte numérisé non relu

V. Première Enceinte^ p. 54, note

4. Nom donné à la cloche qui, chaque soir à dix heures, sonnait le couvre -feu.

On sait que la cloche brésilienne, rapportée de Rio-Janeiro par Duguay-Trouin, remplit cet office et porta ce nom. Avant de sonner au clocher de la Cathédrale, sonna-t-elle au beffroi de la Grand'Porte ? C'est peu probable; elle était bien lourde pour ce beffroi. En tout cas, elle eut des devancières, car un arrêté de la municipalité, daté du 18 décembre 1584, mentionne déjà (( la cloche qui sert pour Noguette ».

Quant à l'origine du mot, elle est très indécise. Sans parler

A quiconque, entrant dans la ville ou en sortant, franchissait la GrandTorte, apparaissaient les signes éclatants de la piété malouine. Au-dessus du cintre extérieur, un magnifique Christ en bronze, le Christ du Ravelin ^, étendait les bras. Au-dessus de la voûte intérieure se dressait et se dresse encore, dans sa chapelle, au milieu des fleurs et des lumières, la statue vénérée de la Vierge, Notre-Dame de Bon-Secours 2, qu'y fit ériger, en 1663, le Père Jésuite Vincent Huby, quand,aprèsle« Grand Incendie », il plaça la ville sous cette puissante invocation 3. Enfin, près de la Vierge,

d'étymologies impossibles ou facétieuses, Noguette dériverait, selon les uns, de Nox qiiieta, nuit tranquille; selon d autres, du sobriquet tout local de Noguct, qu'on infligeait aux coureurs de nuit. Reste à décider si Noguette vient de Noguet ou Noguet de Noguette.

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