‹ Saint-Malo historiqueChapitre 52 sur 123 · FORT ROYAL OU NATIONAL · texte numérisé non relu

FORT ROYAL OU NATIONAL

Il fut commencé; en 1680, par Garangeau, sur le rocher de Ulslel.

Ce rocher, beaucoup plus considérable qu'il ne Test aujourd'hui, était anciennement surmonté d'un petit phare, le Pharillon, sorte de torchère où, les nuits de tempête, on allumait des matières résineuses. L'Islet servait aussi de lieu d'exécution. Là, s'élevaient les bois patibulaires de la justice épiscopale; là, se dressait, au pied de la Croix des Ardrés^, le bûcher des grands criminels. Les exécutions par le feu cessèrent de bonne heure à L'Islet; la dernière exécution par la corde s'y fît en 1685. Mais L'Islet n'avait pas le monopole de ces lugubres cérémonies. On pendait au Ravelin de la Grand'Porte ; on pendait à La Hollande, « le bastion des Pendus » ; on noyait dans la fosse du Naye.

Plusieurs fois modifié, de 1689 à 1743, le Forl Royal, dès 1693, pendant le premier bombardement de Saint-Malo, rendit d'éminents services à la défense. Son armement, comme celui des autres forts, comprenait des canons de gros calibre et des mortiers.

1. La Croix des Ardrés ou des Ardrillcs,— des brûlés — fut transportée plus tard dans un îlot qui prit son nom. Cet îlot se trouvait vis-à-vis le n** 17, rue de Toulouse.

On aperçoit, au Nord, ses batteries barbettes, ayant vues sur toute la rade. Au Sud, deux petits bastions avec embrasures battent le Sillon et Taccès du Château par la grève. En 1840, un mur de fusillade enveloppa ce côté Sud, jugé trop exposé à un coup de main.

Suivant les différents régimes, le fort de L'Islet reçut les noms de Fort Royal, Fort Républicain, Fort Impérial et, depuis 1870, de Fort National,

Le Fort National est aujourd'hui déclassé.

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