ARMOIRIES ET PAVILLONS
LES armes ou armoiries de Saint-Malo ont varié. Primitivement, elles étaient d'argent à un dogue de gueules; pour devise : Cave canem, Gare au chien.
En 161o, elles furent changées. Peut-être les trouvait-on trop parlantes. Suivant l'arrêté royal du 28 janvier, le blason de la ville porta de gueules à une herse d'or mouvant de la pointe de Tccu, surmontée d'une hermine passante d'argent, bouclée d'or et lampassée de sable. L'écu, sommé d'une couronne murale à cinq créneaux d'or. La devise, Scmpcrfidelis, Toujours fidèle.
Outre ses armoiries, la cité malouine avait ses pavillons.
Sur les édifices et sur les remparts, aux jours de fôte comme aux jours de bataille, Saint-Malo arborait le pavillon rouge et bleu à croix blanche ^, le pavillon de la Ville. On le connaissait en Bretagne, et ailleurs.
Mais plus connu encore, plus redouté surtout, battait aux mâts le- pavillon bleu à croix blanche'^, le pavillon Corsaire 3, Malheur à Tennemi qui l'apercevait, celui-là I
De ces glorieux symboles, les Malouins chérissent le souvenir. Le dimanche, la Compagnie des bacs hisse les vieux pavillons; et la municipalité conserve fièrement, sculptées au-dessus des portes de la ville et gravées sur les sceaux, la blanche hermine et la herse d'or.
1. Exactement, rouge et bleu partagé d'une croix blanche, disposé rouge et bleu près de la hampe, et bleu et rouge flottant; Tangie supérieur gauche chargé des armes de la ville.
2. Exactement, bleu, traversé d'une croix blanche, au franc quartier écarlate, portant Thermine d'argent passante.
3. Par privilège, depuis 1GÎ)6, les corsaires malouins arboraient, en outre, le pavillon blanc, jusqu'alors exclusivement réservé aux vaisseaux du roi.