PRÉFACE
Après les brillantes appréciations de Saint-Marlia par Chateaubriand et madame de Staël, par M. de Maistrc et H. Cousin, il n'est plus nécessûre de rien ajouter sur l'importance du rAle que le « philosophe inconnu » a joué dans l'histoire de la pensée sur la 6n du dernier siècle et au commencement du nAtre.
S'il y avait eu quelque hésitation encore, le savant commentaire de M. deBaader, les réflexions critiques de H, Horeau, l'éloquenle thèse de M. Caro, et la charmante esquisse de M. Sainte-Beuve, auraient certainement achevé de la vaincre.
Cependant Saint-Martin n'a pas encore pris dans l'histoire de la littérature moderne la place qui lui est due, et l'on peut dire, & peu près sans exagération, qu'il est demeuré pour le monde ce pour qui il s'est donné, le philosophe inconnu.