‹ Saint-Martin, le philosophe inconnu, sa vie et ses écrits, son maitre Martínez et leurs groupes d'après des documents inédits (volume 2)Chapitre 55 sur 266 · LA MISSION · texte numérisé non relu

LA MISSION

graphes qui fût bien au courant de ses travaux intimes, il résulte néanmoins du peu qu'ils en disent, qu'après ses propres études, sa grande affaire, c'était son œuvre de missionnaire. Il s'en cache si peu qu'au contraire il fait bien entendre, de temps à autre, que sa mission est de communiquer, sinon l'ensemble de ses idées, de ce que nous appelons aujourd'hui son système, sa théosophie ou son mysticisme, du moins les grands principes de son œuvre, ce qu'il appelle ses objets. Plein d'ardeur, riche de fortes convictions, jouissant avec prudence des avantages d'une jeunesse bien gouvernée, excité par le succès et très-accueilli là même où il n'obtenait pas ce qu'il demandait, c'est-à-dire la direction de l'âme, sa propagande fut surtout active dans le monde élevé.

Il le confesse avec joie quand il réussit ; avec douleur, quand il échoue.

Donnons quelque attention à certaines confidences de ses notes. Dans une de ces rédactions si sèches qu'il laisse sans date et sans style, il dit relativement à cette époque : « A BraiUy, à Âbbeville, à Étalonde près la ville d'Eu, j'ay formé des liaisons intéressantes avec mesdames d'Openoi, de Bezon ; avec MM. Duval, Frémicourt, Félix, les Dumaisniel. »

t( Frémicourt est un de ceux qui a été le plus loin dans l'ordre opératif. »

C'est-à-dire dans l'ordre de ces opérations théurgiques auxquelles Saint-Martin avait reproché à son maître de donner trop d'importance, et qu'il félicite Frémicourt d'avoir abandonnées, car il ajoute :

a Mais il s'en est retiré par le pouvoir d'une action bienfaisante qui l'a éclairé.

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