‹ Saint-Martin, le philosophe inconnu, sa vie et ses écrits, son maitre Martínez et leurs groupes d'après des documents inédits (volume 2)Chapitre 79 sur 266 · CHAPITRE X · texte numérisé non relu

CHAPITRE X

Un programme politique de l'Académie de Berlin. — Saint-Martin pablici8te. — Son concurrent Louis Ancillon. — - Son entrevue avec Bailly. — Études sur le magnétisme. — Son nouveau séjour à Lyon, en 1 78S. — L*agent de Lyon.

Nous avons vu Saint-Martin faire sa propagande dans le grand monde, mais rechercher en même temps les gens de lettres et les savants les plus illustres. Il savait qu'on ne domine que de haut, et il visait haut. La prétention de marcher soit à la tête des écrivains populaires, soit à la tête des savants ou des penseurs, il ne Tavait pas ; mais sachant bien qu'on n'agit pas sur l'opinion sans eux, tandis qu'on la gouverne réellement par eux, il désirait arriver au public avec eux.

Un corps illustre entre tous semblait alors marcher à la tête du mouvement philosophique, juge plus équitable que d'autres dans les graves questions du jour, un peu influencé peut-être par ce qu'on appelait alors les libres penseurs d'Angleterre, les philosophes français et les éclaireurs d'Allemagne, mais assez indépendant encore pour conserver un jugement sain et pouvoir décerner un suffrage honorable : c'était l'Académie de

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