STRASBOURG
Toyage en Allemagne, qui aurait eu lieu à cette époque et qu'il me parait difficile d*admettre, ainsi que je Tai déjà dit,
Saint-Martin ne dit pas un mot sur les motifs qui ont pu rengager à se diriger sur Strasbourg en quittant Rome , à s'y établir malgré d'anciennes habitudes qui l'attachaient à Lyon en dépit des apparences, et malgré ses prédilections réelles pour Paris. Mais il est aisé de comprendre qu'il ayait entendu parler de Bœhme par ses amis de Londres et qu'on l'avait entretenu à Étupes des facilités qu'il trouverait à Strasbourg pour faire connaissance avec l'illustre théosophe. Strasbourg était d'ailleurs un des principaux théâtres des expériences mesmériennes et venait d'être celui des initiations si fameuses et des cures si extraordinaires du comte Cagliostro. Alfieri venait à peine de quitter l'Alsace qu'il avait habitée, ainsi qu'avaient fait Voltaire et Goethe, et que Rousseau avait voulu visiter avant eux. Jamais un ensemble d'excitations plus séduisantes pour un aussi vif admirateur des grands écrivains du siècle et pour un adepte de Martinez ne s'était encore rencontré ; et si la princesse de Wurtemberg ne l'a pas mis elle-même au courant des attraits littéraires et mystiques qu'il trouverait là, c'est peut-être à la baronne d'Oberkirch, qui visitait souvent Étupes, qu'il faudrait.attrihjier son pèlerinage vers la vieille cité du Rhin.
D'après sa note sur Strasbourg, la maison de la spirituelle baronne fut une de celles qu'il y fréquentait habituellement.
A ne consulter que cette note, ou du moins à ne la consulter qu'un peu superficiellement, il y rechercha