CHAPITRE XX
Séjour prolongé à Paris. — Renvoi des dix louis. — l.'ofTre de trois pièces d argenterie. — M. ttartliélemy. — Lakunal. — l'n programme de Garat, au nom de l'Institut. — Le concours sur les signes de la pensée. — M. de G’érando. — Un poème satirique , le Crocodile.
Saiut-Martin, qui ne cessait de faire l’éloge de Strasbourg et la critique de Paris, laissait là Strasbourg, revenait toujours à Paris avec empressement, y voyait beaucoup de monde , y employait fort bien le temps qu’il croyait y perdre et ne s’en allait qu’avec regret, et quand il le fallait.
L’atmosphère morale de Paris l’étouffait, mais il y voyait une mission à remplir par lui. 11 y resta toute l’année 1797, même une partie de la suivante. Pauvre partout, et toujours généreux , il y vécut plusieurs mois dans une grande tristesse.
« Ou y délibérait, nous dit-il, un nouveau décret de bannissement contre la vieille caste. Si le décret étoil rendu, je n 'aurais pas un morceau de pain dans mon exil. »